Mercredi 1 juillet 2009
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agoravox.fr
Sarkozy, l’incroyable et effroyable bonimenteur contradictoire
par Imhotep mercredi 1er juillet
2009
Une nouvelle fois le Kaiser Sarkoko utilise les fonds de la République pour régaler les troupes présidentielles, autrement dites militants de l’United Money
Profit. Il vient à nouveau de réunir sa clique (mille aficionados triés sur le volet à huis clos) à Courbevoie pour se congratuler une nouvelle fois et promettre de nouvelles surprises (une
pochette à un euro ?).
Il me semble qu’il y a là une étude à faire. Comment les électeurs peuvent-ils gober comme un chinois des mouches, toutes les contradictions manifestes que
débitent à longueur de temps notre Guide et continuer à voter pour celui dont le mensonge est une composante génétique ? Peut-être trouvera-t-on une réponse dans l’attitude ahurissante des
ministres démissionnés et hargneux - ils sont bien à plaindre, quand un licencié de Continental se trouve avec en face de lui un horizon aussi noir que le fond d’un puits une nuit sans lune, et
qu’à chacun on propose une ambassade, de retrouver son siège de député, une tête de liste aux régionales, enfin des cadeaux de sortie de ministère une sorte de parachute doré double face,
tranche, câbles et harnais pour ceux qui appartenaient à un gouvernement dont un des slogans étaient la lutte avec virulence et sans faille contre les parachutes dorés (oui pas de parachute pour
les autres, mais bien des parachutes pour les politiques, faut pas déconner tout de même) - qui s’en sont pris soit à Fillon soit aux autres (il paraît selon l’homme sandwich pour les jambons au
torchon que Rachida est fausse - et qui ont pour certains appris leur disgrâce par voie de la télévision d’état. Qui a-t-il d’explication dans ces déclarations ? Tout simplement, alors que
tout le monde sait que c’est Sarkozy et personne d’autre qui prend les décisions et qui forme le gouvernement, que c’est donc lui qui a pris la décision de les foutre dehors, ces lâches s’en
prennent au fantôme de Premier Ministre, récemment ridiculisé et enterré six pieds de plus sous terre par le raout royale et monarchique de Versailles aux milles feux et au bide monumental, et
contre toute attente, alors que le Kaiser Sarkoko ne les a évidemment pas prévenus, les a traités comme des kleenex, ils continuent à bêler leur fidélité au licencieur sans ménagement et tapent
sur la tête de celui qui n’y est pour rien - enfin pas tout à fait il est quand même responsable d’accepter d’être un larbin muet. Voici un nouveau syndrome, après celui de Stockholm, celui
qui fait fasciner les électeurs par l’Unique comme un lapin l’est par un cobra, le syndrome du ministre sarkozyaque démissionné. Et je parle de ce syndrome en savant sur la foi des exemples
que je vais vous fournir illico presto. Mais avant juste un détail qui a échappé à la sagacité de nos bons journalistes, dont ceux de TF1 qui coupe l’interview de la fille d’une des victimes de
l’attentat de Karachi (Magali Drouet) après lui avoir refusé de réagir au rire sardonique, vulgaire et déplacé de l’Omniprésident quand un journaliste courageux de l’AFP l’a interrogé sur les
rétrocommissions et que le bateleur a fait rire le reste de la presse - aussi bassement que quand l’infatué Joffrin s’était fait démonter en janvier 2008 par le même Kondukator avec sa superbe et
son vocabulaire étrange et peu compatible avec l’étymologie - aux dépens de ce courageux quidam avec carte de presse. Ce détail est le suivant : la liste des ministres a été annoncée non pas
par le porte parole du gouvernement, ce qui est la logique, la tradition et semble être de respect avec la constitution qui dit que c’est le premier ministre qui constitue ce-dit gouvernement, ce
n’est pas non plus le porte parole de l’Elysée, ce qui serait déjà une entorse mais moins prononcée, mais par Claude Guéant. Un conseiller qui n’a aucun rôle politique public, du moins dans la
logique de la démocratie et de notre république, ce qui en dit long sur le respect qu’a le leader charismatique des Gaules de nos institutions, de notre tradition et des règles politiques en
vigueur.
Venons en aux preuves. Il y a le discours et il y a les faits. Le bonimenteur patenté VRP a réuni aux frais des Français à Courbevoie dans son fief pasquaien mille
fans puis a invité à déjeuner une troupe d’élite toujours à nos frais. Vous aurez remarqué qu’en plus des nombreuses vacances de notre Hyperactif (Malte, Wolferboro, Egypte, Cap Nègre (où il a un
abonnement à la piscine municipale), Megève, Brésil, Mexique) pour lesquelles il dépasse tout salarié moyen et ses 5 semaines de congés par an, qu’il a réuni un nombre considérable de fois l’UMP
que ce soit par les réunions régulières à l’Elysée des responsables de la majorité, que ce soit les députés invités à l’Elysée, que ce soit sa venue auprès des militants UMP, que ce soit au moins
les 10 ou 15 meetings (Nîmes, Saint Quentin, Saint Lô parmi les plus célèbres) qui ont bloqué les centres villes rendant celles-ci mortes pour plusieurs heures avec un déploiement des forces de
l’ordre inimaginables, ce qui nous fait poser la question : pour qui travaille le Président de la République française ?
Venons en aux faits et aux contradictions qui devraient au moins faire lever un sourcil aux électeurs de l’UMP. Il y a le discours d’un côté et de l’autre ce que
l’on constate. Lors de ces deux réunions intimes au profit du groupement de sauvegarde des intérêt du Lider Massimo, ce dernier a fait des affirmations que je vais détailler mais avant un petit
détour par les invités. Cela se passe dans les Hauts de Seine, avec Pasqua qui en fut le chef « maffieux » avant de se faire poignarder dans le dos par un de ses lieutenants (chez
Al Capone il n’y a pas d’amis que des envieux qui veulent la place toute chaude) et le Figosky ne nous dit pas si le sieur Balkany
était présent or pourtant il nous dit : Une trentaine de maires et de conseillers généraux de la majorité départementale, dont Patrick Devedjian et Jean Sarkozy, ont déjeuné, en
petit comité, sur la terrasse de l’Élysée. Or ce cher (dans le sens dispendieux) Balkany, après avoir été inquiété par la justice est reparti dans tous ses fastes, comme l’a révélé la cour
régionale des comptes et en plus dirige sa mairie comme on le fait en Corée du nord. Voici un reportage édifiant de rue89. Je vous laisse juge. On se demande aussi si l’ami Aeschlimann, qui est bien du 9-2 était également
présent. Il est vrai que ce département, en matière de conflit avec la justice n’est pas en reste avec le 9-3. Il y a déjà ce trio magnifique Pasqua-Balkani-Aeschlimann et tous les sous-fifres
qui sont légion.
Les déclarations du kaiser Sarkoko entre les petits fours et les régalades au frais des Français :
- « Je serai amené à prendre de nouvelles initiatives qui surprendront tout le monde. » Il a suffi que Nicolas Sarkozy prononce cette phrase
devant un millier de militants UMP réunis à huis clos, mardi midi, à Courbevoie, dans son ancien fief des Hauts-de-Seine, pour accréditer l’hypothèse de nouvelles nominations
gouvernementales.
- « On a gagné parce qu’on est rassemblé et ouvert aux autres sensibilités de la majorité. Plus nos adversaires sont sectaires, plus nous devons nous
montrer ouverts. » Il a défendu longuement les mérites de l’ouverture « qui nous a aidés à gagner », a-t-il dit.
- « Je dois faire vivre la majorité. Il faut savoir entrer et être prêt à partir. Je suis parfaitement conscient du fait que ne plus être au
gouvernement peut générer des déceptions mais je veillerai à ce que chacun puisse s’y retrouver », a-t-il confié
- « Je suis très fier de Jean, a-t-il dit sous les applaudissements. Ce qu’il fait pour le département est formidable. J’aime les Hauts-de-Seine et je
ne m’en désintéresse pas. De toute façon, je n’ai pas le choix. Car si vous gagnez, c’est grâce à vous et si vous perdez, c’est à cause de moi. »
Il s’est flatté, évidemment de la victoire aux européennes.
Les faits maintenant et la contradiction des paroles, non seulement entre elles, non seulement avec les promesses, amis en plus avec ceux-ci.
Tout d’abord le candidat Sarkozy avait promis un gouvernement resserré et paritaire. A l’heure actuelle nous en sommes à 40 membres contre (15 à 20) avec seulement
30 % de femmes. Mais cela ne semble pas suffire au Mamamouchi qui veut une cour plus étendue encore. Nous savons déjà que les parlementaires ne craignent plus rien car démissionnés ils
retrouveront leur place ce qui est une belle entaille au principe de la séparation des pouvoirs, mais que de toutes façons on leur proposera une voie de sortie comme par exemple être ambassadrice
auprès du Saint Siège (que l’on pourrait proposer à Rika Zaraï). Cette inflation est non seulement en parfaite opposition avec le discours tenu auparavant mais elle est l’opposé de ce qu’il faut
faire lorsque nous nous trouvons en crise économique grave. Deux points importants : il faut se concentrer sur l’essentiel et 15 ministères sont largement suffisant et ensuite tout ministère
supplémentaire entraîne un budget de fonctionnement ce qui ne peut qu’aller à l’encontre de l’intérêt de la France ajoutant des dépenses inutiles et aggravant le déficit budgétaire.
Il nous refait le coup de la victoire alors qu’avec 28 % et une participation ridicule, quand dans les pays européens proches (Espagne, Italie, Pologne par
exemple) la droite fait des scores de 40 % et plus, que notre Victorieux avait fait 30 et quelques % au premier tour, qu’aux législatives et cantonales l’UMP et ses affidés avaient
dépassés les 40 %, que cette liste UMP avait aussi le NC du bellâtre Morin et qu’en 1979 les listes UDF + RPR (ce qui a donné l’UMP) avaient fait 43 % soit 15 points de mieux, il faut
être d’une parfaite mauvaise foi pour parler de victoire. Et ne pas être très regardant pour le croire.
Il y a un point qui est extravagant tant tout est contradictoire. La victoire serait due à l’ouverture, les autres étant sectaires. Il est vrai que les Bertrand et
autres Lefebvre sont d’une ouverture extrême dans leurs discours vis-à-vis de l’opposition. Mais la contradiction se manifeste dans tous les faits et que tout observateur non aveuglé peut
constater. Cette ouverture initiée en 2007 était bancale dès le départ. Dans le même temps Fillon annonçait que ces ministres allaient appliquer la politique pour laquelle le Kaiser avait été
élu. Quelle place donc dans cette ouverture ? Il y a eu ensuite deux remaniements. NI dans le premier ni dans le suivant il n’y a eu de concrétisation de cette ouverture. Et enfin où a été
l’ouverture dans la liste UMP aux européennes ? Où sont les candidats en position éligibles appartenant à cette ouverture ? Pas un élu ne vient d’ailleurs que l’UMP ou le NC. Quelle a
été la campagne si ce n’est de vanter les actions de Sarkozy ? Où dans cette campagne y a-t-il été question d’ouverture ? Il ne faut pas s’arrêter à ces seuls événements électoraux. Il
faut tout simplement regarder qui est reçu à l’lEysée, où se font les déclarations. Dans le filet de pêche de Sarkozy qu’y a-t-il eu ? On ne compte que sur les doigts de la main ceux qui
sont au gouvernement et en plus l’un a rejoint l’UMP, l’autre a fondé un mouvement pour la majorité présidentielle et quant aux deux derniers sur 8 le Mitterrand s’est dit parfois royaliste, puis
a voté Chirac, maintenant il se dit de sensibilité de gauche. En tout cas, comme son nouveau patron, comme Santini, il aime les gros, très, gros cigares. Pas très populo cela. Ce qu’il faut
regarder de plus près c’est qu’un président d’ouverture va auprès de tout le peuple et ne va pas faire ses discours isolé de la foule, protégé par 1 000 CRS devant un parterre exclusivement de
sympathisants. La vérité d’un président d’ouverture c’est qu’il ne favorise pas en permanence un parti, qu’il ne reçoit pas en secret ou non à l’Elysée une quantité considérable de fois les
membres d’un seul et même parti. Un président d’ouverture ne va jamais au sein d’un seul parti faire des discours. Un président de tous les Français ne va pas à Courbevoie pour être auprès de ses
amis ce qui réduit le cercle de la France à un département et dans ce département cela réduit le cercle à nouveau aux seuls élus du même parti et il réduit ensuite ce cercle à des agapes sur la
terrasse. Tout ceci prouve par les faits que Darkozy n’est que l’homme d’un clan, même pas d’un parti, d’un clan restreint celui du Neuillyois, à la limite celui des hauts de Seine. Et sa phrase
à l’adresse de son fils est tout un symbole dynastiques et clanique. Un président qui se veut d’ouverture et de tous les Français ne met pas son portait sur les affiches d’un seul parti. Un
président de tous les Français et d’ouverture ne déclare pas : « Je suis atterré qu’un maire d’une ville de 60 000 habitants qui se dit de la majorité présidentielle n’ait pas
daigné appeler à voter pour la liste UMP aux européennes », a fermement regretté Sarkozy. Avant de promettre à Valérie Pécresse de la soutenir à « 100 %» l’an prochain aux
régionales. Ce que je veux dire par là on n’attaque pas un maire sous prétexte qu’il ne vote pas UMP, maire qui a battu le poulain de Sarkzoy, il ne faut pas l’oublier, si l’on est pour
l’ouverture. Ce que je veux dire c’est qu’on ne soutient pas à 100 % dans une campagne régionale une candidate de l’UMP si on est pour l’ouverture. Ce n’est pas parce que l’on ne doit pas
oublier le parti qui vous a aidé à être élu qu’il faut s’engager pour lui à chaque élection d’autant plus que l’on parle de l’ouverture et d’être le président de tous les Français. L’élection
suprême place de facto l’élu au-dessus des partis.
Et pour terminer, cet infantilisme de la communication à deux euros est lassant au plus haut point. A chaque discours il lui faut de l’étonnant, une surprise. Nous
devions déjà être surpris avec ce remaniement. Et du chapeau de l’illusionniste est sorti un Frédéric Mitterrand, usé à la corde avec un patronyme qui devrait faire gerber les électeurs du
Sarkodollar, eux qui ont vomi cet homme vivant et mort. Et il n’est que le neveu. Et un frère Mitterrand n’a-t-il pas été poursuivi pour trafic d’armes ? Vraiment si cela est un bon coup il
y a de quoi se mettre le cul dans une bassine d’eau froide. Voilà donc qu’il recommence. Une nouvelle surprise. Tout n’est que com. Bon Dieu on lui demande de gouverner pas d’être à la fête
foraine et de sortir une pochette surprise avec un bouquet de fleurs en papier qui était caché dans sa manche. Cela fait deux ans que chaque semaine il nous sort une surprise, la lettre de Guy
Môquet, la Shoah, la suppression de la pub et celle de la Taxe professionnelle, un grand emprunt, un Mitterrand ici, un Besson là . Qui croit-il encore surprendre ? Si j’en connais. Carlita
qui câline son chouchou et récemment les ministricules mis à la porte sans un mot et sans un sourire qui se prosternent encore devant leur chef qui lui a mis un bon coup de pied au cul mais avec
un chèque cadeau en retour. Un poste bien rémunéré et garanti. Le pôle emploi ne va pas turbiner pour eux.
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/sarkozy-l-incroyable-et-effroyable-58359
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