La crise du gaz russe risquait d'ajouter pas mal de dégâts à ceux que fait déjà supporter à l'économie européenne la crise financière partie des Etats-Unis.
Et ce scénario de la guerre du gaz entre la Russie et l'Ukraine qui affecte l'approvisionnement de plusieurs pays européens peut se répéter chaque année sur fonds de divergences politiques
entre Moscou et Kiev.
Les racines de cette crise gazière récurrente sont connues. Chaque mois de janvier, le géant Gasprom, intimement lié au Krémlin, veut revoir à la hausse les tarifs gaziers "préférentiels"
acccordés à l'Ukraine.
Or Kiev détient une arme redoutable, la possibilité de couper le robinet des gazoducs traversant son territoire et qui transportent 80% du gaz russe vendus par Moscou à l'Europe, dépendante en
moyenne à hauteur de 40% de cet approvisionnement .
La solution envisagée par la Russie est la construction de nouveaux gazoducs qui éviteront l'Ukraine mais cela demandera plusieurs années, voire une décennie.
En attendant cette alternative, il est à craindre que chaque année la Russie et l'Ukraine instrumentalise l'Europe pour régler leurs différents politiques et notamment l'aspiration de Kiev de
rejoindre l'Otan et l'Union européenne
. (La prédiction de Ronald Reagan selon laquelle l'aide accordée par l'Europe à l'Ukraine pour construire ses gazoducs était "la corde d'acier à laquelle les européens allaient se
pendre" se vérifie pleinement.
L'Europe n'a aucun moyen de peser sur la crise actuelle, par manque de volonté politique. L'accord qui est intervenu hier samedi entre Moscou et Bruxelles montre que l'intérêt des deux parties
est bien d'obtenir des garanties sur la fourniture régulière de gaz.
Les Russes parce qu'ils ont besoin d'apparaître comme des "fournisseurs fiables" et les Européens parce que 40% du gaz qu'ils consomment vient de Russie. ( Un pourcentage qui tombe cependant à
16% pour la France raison pour laquelle elle a manifesté une sorte d'indifférence).
C'est l'Ukraine qui porte la responsabilité de la crise, et, en envoyant d'accord avec Moscou, une mission d'observateurs dans ce pays pour
vérifier que les ukrainiens ne siphonnent pas une partie du gaz destiné à l'Union européenne, celle-ci inflige un camouflet à Kiev
( mal conseillée par le spéculateur financier Georges Soros (1))
La contre-offensive européenne a été rondement menée par l'actuelle présidence tchèque de l'Union qui répond ainsi au procès en incompétence que lui avait fait hâtivement un certain Sarkozy...!
Ce dernier avait, en effet, traité avec beaucoup de mépris et condescendance ceux qui étaient appelés à prendre le relais à la présidence de l'UE.
1) Georges Soros formé à la London Scholl of Economics, dirige le Quantum Fund qui mème des opérations spéculatives (monnaies, pétrole) pour le compte de l'oligarchie anglo-hollandaise
à partir de l'ile de Curaçao, une ancienne colonie des Antilles néerlandaises, qui jouie d'une "opacité bancaire maximum".
Avec les bénéfices de ces opérations, il a mis la main sur le tink-tanks du parti démocrate américain, et il finance aussi Européan Concil on Foreign Relations
(E.C.F.R) ,il avait de même conseillé et financé la Georgie (on en connaît le résultat ) ....et à présent l'Ukraine, il était en décembre à Kiev.
2) W.Bush le président sortant a assuré ce samedi, le premier ministre tchèque qu'il soutenait les efforts de l'UE en vue de parvenir à la reprise des livraisons de gaz
russe à l'Europe via l'Ukraine.
( de quoi se mêle-t-il ? )
Derniers Commentaires