Le général de brigade de réserve israélien Gabriel Siboni a appelé à frapper l'infrastructure du Liban en cas d'une nouvelle guerre. Dans un article publié sur
le site internet de l'Institut israélien pour les études sur la sécurité nationale (INSS), Siboni dit que "la situation difficile actuelle à laquelle Israël est confronté comporte deux défis
majeurs. Le premier est comment empêcher d'être entraîné dans une dynamique de guerre d'usure continue sur la frontière nord, similaire à celle qui s'est développée au cours des années
récentes le long de la frontière avec la Bande de Gaza. Le second est de déterminer la réponse des Forces israéliennes de défense à un conflit à grande échelle à la fois au nord et dans la
Bande de Gaza". Siboni analyse que les deux défis peuvent être relevés en adoptant le principe d'une "frappe disproportionnée contre les points faibles de l'ennemi d'abord, et des opérations
pour mettre hors de combat les capacités des missiles de l'ennemi, ensuite." La punition consiste à littéralement tout détruire Le Général de Brigade israélien écrit qu'avec un déclenchement
des hostilités, "les Forces israéliennes de défense devront agir immédiatement, de façon décisive et avec une force disproportionnée aux actions de l'ennemi et à la menace qu'il pose.
L'objectif d'une telle réponse est de provoquer des dommages et d'infliger une punition à un point tel que le processus de reconstruction sera long et coûteux. La frappe devra être aussi
rapide que possible, et devra donner la priorité à endommager les capacités plutôt qu'à chercher chaque rampe de lancement une par une. La punition doit viser les décideurs et les élites au
pouvoir. "En Syrie, la punition devra clairement viser l'armée syrienne, le régime syrien et la structure étatique syrienne. "Au Liban, les attaques devront viser les capacités militaires du
Hezbollah et devront cibler les intérêts économiques et les centres du pouvoir civil qui soutiennent l'organisation. De plus, plus les relations entre le Hezbollah et le gouvernement libanais
seront étroites, plus les éléments de l'infrastructure de l'Etat libanais seront visés." Siboni croit qu'une telle réponse créera un souvenir durable parmi les décideurs syriens et libanais,
"accroissant ainsi la dissuasion israélienne et réduisant la probabilité d'hostilités contre Israël pendant une longue période. En même temps, cela forcera la Syrie, le Hezbollah et le Liban
à s'engager dans des programmes de reconstruction des ressources longs et intensifs." La réponse devra être disproportionnée Il insiste sur le fait qu'Israël ne doit pas être entraîné dans
une guerre d'usure avec le Hezbollah. "Le test d'Israël sera l'intensité et la qualité de sa réponse aux incidents sur la frontière libanaise ou les attaques terroristes impliquant le
Hezbollah au nord ou le Hamas au sud. Dans de tels cas, Israël ne devra pas limiter sa réponse à des actions dont la sévérité semblera proportionnée à un incident isolé. Israël devra plutôt
répondre de façon disproportionnée, de manière à ce qu'il soit très clair que l'Etat d'Israël n'acceptera aucune tentative de perturber l'accalmie qui prévaut actuellement le long de ses
frontières. Israël doit être prêt à la dégradation et à l'escalade, ainsi qu'à une confrontation totale. Cette préparation est impérative pour empêcher une guerre d'usure à long terme. Le
front interne israélien doit être prêt à subir des tirs, peut-être même des tirs intenses pendant une période prolongée, et comprendre que les FDI s'efforcent à réduire la période de tir au
minimum et à créer un équilibre effectif de dissuasion." "En insufflant une anticipation correcte de la réponse des IDF au sein de la population civile, Israël sera en mesure d'améliorer la
préparation et la résilience de ses citoyens. Pourtant, l'objectif premier des FID doit néanmoins être de parvenir à un cessez le feu, selon des conditions qui accroîtront la dissuasion à
long terme d'Israël, empêcheront une guerre d'usure, et laisseront l'ennemi s'empêtrer dans un processus de reconstruction long et coûteux", a conclu Siboni. Gabriel Siboni a rejoint l'équipe
de recherche de l'Institut pour les Etudes sur la Sécurité Nationale (INSS) en 2006. Il a servi comme combattant et commandant de la Brigade Golani et a fini son service militaire comme
commandant de l'unité de reconnaissance de la brigade. Dans le cadre de son service militaire, il a été officier d'état-major de la Brigade Golani, commandant en second de l'unité logistique
et chef d'état-major d'une division blindée au nord. En plus de son poste à l'INSS, Siboni est aussi consultant dans maints domaines, dont les systèmes opérationnels et la technologie
militaire.
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