Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 17:32

REPORTAGE SCANDALE DES MEDICAMENTS POLLUEURS EAUX FRANCE
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REPORTAGE SCANDALE DES MEDICAMENTS POLLUEURS
Une rivière de médicaments. Les Français sont champions d'Europe pour la consommation médicamenteuse. Or, les molécules, éliminées par les urines, ne sont pas dégradées par les stations d'épuration et se retrouvent dans les fleuves et rivières...

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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 17:23

rue-affre.20minutes-blogs.fr

thèse antithèse foutaise

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Le BHV de la pensée (Bernard Henri Val)

Bernard Henri Lévy a sorti de son logiciel « spécial démocratie » une de ces formules toute faite, creuse comme un radis, dont il a l’exclu coco.

"Avec le peuple iranien plus que jamais"

Pratique ce logiciel du prêt à penser Béchamélien qui offre plusieurs propositions en kit, qu’il ne reste plus ensuite qu’à valider.

Avec le peuple Birman...
Avec le peuple Tibétain…
Avec le peuple Tchétchène…
Avec le peuple Georgien…
Avec le peuple Ukrainien…
Avec le peuple Palestinien… (bug)

Sympa ce « philosophe » qui apporte son soutien solidaire a un peuple oppressé, alors que quinze jours avant il se battait pour lui envoyer des bombes sur la gueule.

Pet’au casque


La plus grande faute de Madoff n’est pas d’avoir escroqué des centaines des gens. Ce jeu-là est pratiqué par tous les banquiers, cautionné par tous les états libéraux. Non, la plus grande faute de Madoff est d’avoir escroqué des gens de sa condition, assez cupides, pour encaisser du 10% d’intérêt sans se poser de questions. Et chez ces gens-là, ç’est très mal élevé.

Escroquer des pauvres ? rien que de plus normal ; ç’est l’essence même du capitalisme
Escroquer des riches ? inadmissible ! ç’est de la trahison de classe.

Placid et Muzo


Lang de mammouth à moumoute, pro-sarkoziste primaire constructeur reproche au PS « un anti-sarkozysme primaire destructeur »

Cohérent !


Bertrand Delanoë, lécheur de museau libéralo-bobo « veux servir son pays par les valeurs de la gauche. »

tendance Betancourt sans doute !


Le placide et vermoulu, Jean-Paul Huchon a de nouveau plaidé aujourd'hui pour "l'unité la plus large de la gauche"

...de Valls à Besson en gros.


Bref, ceux qui vont mourir disent leurs dernières conneries.

De profondis !

tgb

Abonnés, pour vos vacances, Rue-affre vous offre ce magnifique presse livres socialiste parisien. (voir photo du haut)



tgb

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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 17:07

Le Pentagone se prépare à la guerre contre l’ennemi : la Russie


.
Mondialisation.ca, Le 19 mai 2009

« Aujourd’hui la situation est beaucoup plus sérieuse qu’avant août 2008. […] Si la guerre éclate à nouveau, elle ne se limitera pas au Caucase.

 

[…] Le nouveau président des États-Unis n’a pas apporté de changement crucial en ce qui a trait à la Géorgie, mais en raison de son rôle dominant au sein de l’OTAN, il insiste toujours sur l’adhésion rapide de ce pays à l’alliance. Si celle-ci se concrétise, le monde fera face à une menace bien plus grave que les crises de la guerre froide.

 

[…] Dans ce nouveau contexte, la guerre de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud pourrait facilement devenir la guerre de l’OTAN contre la Russie. Il s’agirait d’une troisième guerre mondiale. » (Irina Kadzhaev, politologue sud-ossète, South Ossetia Information Agency, avril 2009)

 

 

Le 12 mai, James Mattis, Commandant suprême allié Transformation (SACT) et commandant du U.S. Joint Forces Command (Commandement de la force interarmées) a prononcé un discours à un symposium de trois jours appelé Joint Warfighting 09 à Norfolk en Virginie, où se trouve la Commandement allié Transformation (ACT) de l’OTAN. « Je viens avec un sentiment d’urgence. L’ennemi aussi tient des réunions dans le même esprit », a-t-il affirmé. [1]

 

Un journal local a résumé son discours :

 

« Le Commandant Mattis a décrit un avenir où les guerres n’auront pas de débuts ni de fins précises. Une grande stratégie et un cadre politique pouvant guider la planification militaire sont nécessaires », a-t-il ajouté. [2]

 

Pour des raisons qui se veulent sans aucun doute diplomatiques, il a omis d’identifier qui est l’« ennemi ». Une suite d’événements récents, ou plutôt l’intensification d’événements en cours, indiquent toutefois de quelle nation il s’agit.

 

Le 7 mai dernier, durant un déjeuner du Defense Writers Group, le chef du US Strategic Command, le général Kevin Chilton, a déclaré aux reporters que « la Maison-Blanche maintient l’option de répondre par la force – peut-être même avec des armes nucléaires – si une entité étrangère dirige une cyberattaque neutralisant les réseaux informatiques étatsuniens […] ».

 

Un compte-rendu de son discours ajoute que « le général a insisté pour que toutes les options de frappe, y compris les frappes nucléaires, demeurent à la disposition du commandant en chef pour défendre la nation des cyberattaques. »

 

M. Chilton «  a dit qu’il ne pouvait pas exclure la possibilité d’une salve militaire contre des pays comme la Chine, même si Pékin possède des armes nucléaires » [3], bien que la première cible probable de présumées représailles à des cyberattaques, elles aussi présumées, serait un autre pays déjà identifié comme tel par des officiels militaires : la Russie.

 

À la fin avril et au début mai 2007, le gouvernement d’Estonie, membre de l’OTAN depuis 2004 et dont le président était et demeure Toomas Hendrik Ilves, né en Suède et élevé aux États-Unis (où il a travaillé pour Radio Free Europe), rapportait des attaques sur des sites web de son pays, pour lesquelles la Russie fût blâmée.

 

Cela fait plus de deux ans et aucune preuve n’a été présentée pour prouver le bien-fondé de l’allégation voulant que des pirates informatiques russes, encore moins le gouvernement russe lui-même, étaient derrière ces attaques. Cette allégation demeure malgré tout un article de foi dans les médias et parmi des officiels étatsuniens et occidentaux.

 

La réponse des autorités étatsuniennes a d’abord été si soudaine et sévère, même avant que des enquêtes ne soient menées, pour fortement donner à penser que si les attaquent n’avaient pas été organisées, elles auraient dû être inventées.

 

Tout de suite après, le secrétaire de la force aérienne, Michael W. Wynne, affirmait : « La Russie, notre puissant rival de la guerre froide, semble avoir été la première à s’engager dans la conduite de la guerre informatique. »

 

La source d’information des Forces aériennes des États-Unis d’où est tirée cette citation ajoutait que les événements s’étant produits quelques jours plus tôt en Estonie « avaient lancé une succession de débats au sein de l’OTAN et de l’Union européenne concernant la définition d’une opération militaire autorisée et ce pourrait bien être le premier test de l’application de l’article V de la Charte de l’OTAN concernant la défense collective dans le champ non cinétique. [4]

 

L’article 5 de la Charte de l’OTAN est une clause de défense militaire collective, en fait une clause de guerre, utilisée pour la première et seule fois pour soutenir la guerre prolongée et progressive en Afghanistan. 

 

La référence que l’on y a faite à l’époque n’est pas à prendre à la légère.

 

En visite en Estonie en novembre dernier, le chef du Pentagone Robert Gates a rencontré le premier ministre du pays, Andrus Ansip et a « discuté du comportement russe et de la nouvelle coopération sur la cybersécurité ».

 

On a rapporté que « M. Ansip a affirmé que l’OTAN opérera selon le principe de l’article 5 du traité de l’alliance, lequel stipule qu’une attaque visant un allié constitue une attaque visant tous les membres ». « Nous sommes convaincus que l’Estonie, en tant que membre de l’OTAN, sera très bien défendue » a-t-il ajouté. [5]

 

Il est révélateur que l’on continue à mentionner l’article 5 de l’OTAN à répétition un an et demi après les attaques présumées alors qu’aucune autre n’est survenue entre-temps.

 

Au début de ce mois-ci, le Pentagone a annoncé qu’il lançait ce qu’il appelle la « force guerrière numérique du futur » à Fort Meade au Maryland, sous le contrôle du U.S. Strategic Command, dont le chef cité plus tôt, Kevin Chilton, menace d’utiliser la force, y compris les armes nucléaires.

 

L’initiative a été décrite comme suit dans un reportage :

 

« Le lieutenant-général Keith Alexander, également commandant à la tête de la cyberguerre, a déclaré que les États-Unis sont déterminés à mener l’action mondiale d’utilisation de la technologie informatique afin de dissuader ou de vaincre des ennemis […] » [6]

 

Le Pentagone est une synecdoque pour le département de la Défense et tout ce qui est relié à ses activités est enveloppé dans le même euphémisme, donc lorsqu’ils seront questionnés, les États-Unis maintiendront que leur nouveau projet de guerre numérique ne servira qu’à des fins défensives. Toute nation et toute personne ayant fait les frais des actions du département étatsunien de la Défense est plus avisée. La raison d’être de ce nouveau commandement de cyberguerre étatsunien repose sur une supposée menace russe émanant d’un incident non militaire survenu dans un pays balte il y a plus de deux ans. Ce commandement sera utilisé pour paralyser les systèmes informatiques de toute nation ciblée par un assaut militaire direct, la rendant ainsi sans défense, et sera particulièrement efficace dans le cadre de la planification des premières frappes provenant de l’espace et des guerres spatiales (boucliers antimissile, missiles intercepteurs).

 

Le jour même où est paru le reportage sur le général Alexander, promettant de « vaincre les ennemis », une autre nouvelle mentionnait qu’« un satellite quasi-classifié a été lancé mardi [12 mai]. Il servira d’ingénierie pionnière pour la technologie de poursuite des missiles balistiques. » [7]

 

Il s’agissait d’un satellite de Surveillance System Advanced Technology Risk Reduction (STSS-ATRR) (système spatial de poursuite et de surveillance de technologie avancée et de réduction des risques), faisant partie d’un système spatial pour la Missile Defense Agency.

 

« Les capteurs à bord du satellite STSS-ATRR et au sol communiqueront avec d’autres systèmes pour former une défense contre des missiles balistiques en approche. » [8]

 

Quelques jours plus tôt, dans un reportage intitulé « Ducommun Incorporé annonce la livraison de nanosatellites à l’Army Space and Missile Defense Command », le fabricant Ducommun, situé en Californie, annonçait que « sa filiale Miltec Corporation avait livré des nanosatellites prêts à être utilisés à la U.S. Army pace and Missile Defense Command/Army Forces Strategic Command (USASMDC/ARSTRAT) à Huntsville en Alabama le 28 avril 2009. »

 

La livraison constituait « l’aboutissement du premier programme de développement de satellite de l’armée étatsunienne depuis les satellites de télécommunications Courier 1B dans les années 1960 ». [9]

 

Les satellites militaires utilisés pour neutraliser le potentiel d’une nation rivale, pas vraiment pour lancer une première frappe, mais plutôt pour y répliquer, brouillent la distinction entre les soi-disant projets de bouclier de missiles nés de la Guerre des étoiles et la militarisation complète de l’espace.

 

Récemment, un commentateur russe le voyait exactement de cette façon :

 

« Le retrait du Traité sur les missiles antimissile balistique de 1972 a marqué un virage vers les tests et le déploiement d’un système de défense antimissile, dans le but de supprimer le potentiel dissuasif de la Chine et, partiellement, celui de la Russie.

 

Washington tente toujours d’éliminer les restrictions légales internationales sur la formation d’un système qui pourrait théoriquement le rendre invulnérable face à des représailles, même face à une frappe de riposte en cours d’attaque. » [10]

 

À cela s’ajoute un autre subterfuge « quasi-classifié » lié à la reprise potentielle des pourparlers entre les États-Unis et la Russie sur le Traité de réduction des armes stratégiques (START).

 

L’adjointe au secrétaire d’État étatsunienne Rose Gottemoeller a affirmé cette semaine que « les États-Unis ne sont pas prêts à réduire le nombre d’ogives qui ont été retirées des vecteurs de frappe et sont entreposées ». [11]

 

Donc, en plus des plans visant à déployer des systèmes antimissile au sol, dans les airs et dans l’espace, principalement autour et contre la Russie (en Pologne, en République tchèque, en Norvège, en Grande-Bretagne, au Japon et en Alaska jusqu’à maintenant), le Pentagone gardera des ogives nucléaires en réserve pour l’activation sans fournir de mécanisme de surveillance aux inspecteurs russes et aux négociateurs travaillant à la réduction des armes.

 

Le 6 mai, Euronews a interviewé le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov, qui a fait une mise en garde : « La façon dont il [le bouclier antimissile balistique étatsunien] est conçu n’a rien à voir avec le programme nucléaire iranien. Il cible les forces stratégiques russes et est déployé dans la partie européenne de la Fédération de Russie. »

 

La création par les États-Unis du Navy Air and Missile Defense Command (NAMDC) au Naval Support Facility à Dahlgren en Virginie le 30 avril s’ajoute aux inquiétudes de la Russie et d’autres nations.

 

« NAMDC est l’organisme à la tête de la marine, combinée à l’Integrated Air and Missile Defense (IAMD). NAMDC est le seul centre d’excellence pour la guerre à synchroniser et intégrer les efforts de la marine à travers le champ complet de la défense aérienne et antimissile, comprenant les défenses aérienne, antimissile de croisière et antimissile balistique. » [13]

 

Les deux dernières semaines regorgent d’histoires dans la même veine et pour attirer l’attention plus près de la Terre, Strategy Page, un site étatsunien, rapportait que selon une source russe, « les États-Unis ont acheté deux chasseurs à réaction Su-27 de l’Ukraine [qui] serviront à entraîner les pilotes militaires étatsuniens, lesquels pourraient faire face à des ennemis à bord de ces avions. L’armée étatsunienne les utilisera pour tester ses radars et son équipement de guerre électronique. » [14]

 

À ce moment même, le client des États-Unis en Ukraine, le président Viktor Iouchtchenko, dont la cote de popularité est plongée à près de 1 %, a signé une directive pour la préparation à l’adhésion complète à l’OTAN. Quelques jours plus tard, une délégation militaire étatsunienne a visité le pays pour inspecter un réservoir de stockage et planifier « une réforme du système d’entraînement au combat ». [15]

 

En matière d’entraînement à la guerre contre la force aérienne russe, ce qui s‘est passé en Ukraine n’est que la dernière d’un bon nombre d’actions de ce genre.

 

Immédiatement après la pleine adhésion du pays à l’OTAN, le 81e escadron de chasse étatsunien s’est rendu à Constanta en Roumanie (pays où le Pentagone a depuis acquis quatre nouvelles bases) afin de s’entraîner au combat contre les MiG-21 russes.

 

Selon un des pilotes étatsunien présent, « c’était pas mal chouette : on est assis dans un MiG-21 qui décollera dans quelques jours avec un pilote expérimenté aux commandes. C’était un bras de l’Union soviétique et ces pilotes volaient avant qu’elle n’éclate. Ils ont une bonne idée de ce que c’est. » [16]

 

En juillet de l’année suivante, le 492e escadron de chasse étatsunien était déployé à la base aérienne de Graf Ignatievo en Bulgarie voisine afin que « les forces aériennes de divers pays [aient l’opportunité] de connaître les tactiques et les capacités des aéronefs de l’un et de l’autre. » 

 

« Au moment où la première semaine d’entraînement prend fin, les pilotes des F-15E Strike Eagles, des MIG-29 et des MIG-21 partagent leurs connaissances sur les aéronefs et les tactiques. »

 

On cite un colonel des forces aériennes étatsuniennes : « Seulement 2 des 38 membres de l’équipage d’aéronef ont eu la chance de voler aux côtés des MIG. D’ici à ce que l’exercice soit terminé, tout le monde aura eu le temps de voler dans un MIG ou à leurs côtés. [17]

 

Un mois plus tard, le 22e escadron de chasse expéditionnaire des États-Unis est arrivé en Roumanie pour effectuer les exercices Viper Lance, lesquels « marquaient le premier entraînement de pilotes de F-16 étatsuniens en Roumanie [et] la première fois que des pilotes de MIG-21 et de F-16 volaient en formations pour mener des manœuvres de combat élémentaires, un entraînement au combat aérien avec différents types d’aéronefs, ainsi que des missions d’attaques air-sol ». [18]

 

La prochaine citation est d’un pilote de F-16 Fighting Falcon :

 

« Mon vol dans le siège arrière d’un Lancer [MiG-21] constitue une bonne opportunité de voir un aéronef différent et c’est un honneur et un véritable privilège. Je veux voir ce qu’ils voient de leur cockpit et avoir un autre angle de compréhension face à nos adversaires. » [19]

 

Il y a deux semaines un escadron de combat de l’US Air Force s’est rendu à la base aérienne de Bezmer en Bulgarie. « C’est la première fois qu’un escadron de combat de l’USAFE [United States Air Forces in Europe] se déploie à cet endroit […] Ce qu’il y a de plus gratifiant dans cette expérience, est de savoir que j’aide ces pilotes à s’entraîner pour la guerre », a souligné un des militaires de l’USAFE sur les lieux. [20]

 

Dans le but de préparer les États-Unis pour le combat aérien contre toute la gamme d’aéronefs militaires russes, l’Inde était invité aux exercices de combat aérien annuels Red Flag en Alaska en 2007, des jeux de guerres « dont l’objectif est de former les pilotes des États-Unis, de l’OTAN et d’autres pays alliés pour de vraies situations de combat.

 

« Cela comprend l’utilisation d’équipement "ennemi" et de vraies munitions pour des exercices de bombardements. » [21]

 

L’Inde a fourni six chasseur Sukhoi SU-30MKI, « particulièrement pertinents pour cet exercice puisqu’[ils sont] fabriqués en Russie, donc traditionnellement considérés comme "hostiles" ». [22] 

 

Le 1er mai, la patrouille aérienne tchèque de l’OTAN entamait sa rotation de six mois dans le ciel balte, au-dessus de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie – à cinq minutes de la deuxième plus grande ville russe, Saint-Pétersbourg. À cette occasion, un officiel tchèque se vantait : « La zone que nous protégeons est presque trois fois plus grande que la République tchèque. C’est un avant-poste de l’OTAN. »

 

Le commandant de la force aérienne lithuanienne, Arturas Leita, a pour sa part annoncé que « les pays baltes demanderaient probablement la prolongation de la mission des forces aériennes au sein de l’OTAN jusqu’en 2018. » [23]

 

Du 8 au 16 juin, la Suède accueillera une simulation de l’OTAN appelée Loyal Arrow, décrite comme « la plus grande simulation de forces aériennes jamais vue dans la baie de Botnie, située entre la Suède et la Finlande », [24] également à proximité de Saint-Pétersbourg. Un porte-avions britannique et plus de 50 chasseurs y participeront. 

 

Cet exercice débutera exactement une semaine après la fin des jeux de guerre Cooperative Lancer 09 de l’OTAN menés par les États-Unis en Géorgie, sur le flan sud de la Russie.

 

En parlant des dangers s’appliquant uniformément à tout ce qui précède, le site web du ministère de la Presse et des Médias de masse de l’Ossétie du Sud citait récemment la mise en garde de la politologue Irina Kadzhaev

 

« Aujourd’hui la situation est beaucoup plus sérieuse qu’avant août 2008. La menace antérieure ne mettait que l’Ossétie du Sud et l’Abkhazie en danger, mais comme la Russie a reconnu l’indépendance de ces deux États et a conclu des ententes envisageant la présence de ses forces armées sur leurs territoires, si la guerre éclate à nouveau, elle ne se limitera pas au Caucase.

 

Le nouveau président des États-Unis n’a pas apporté de changement crucial en ce qui a trait à la Géorgie, mais en raison de son rôle dominant au sein de l’OTAN, il insiste toujours sur l’adhésion rapide de ce pays à l’alliance. Si celle-ci se concrétise, le monde fera face à une menace bien plus grave que les crises de la guerre froide.

 

Dans ce nouveau contexte, la guerre de la Géorgie contre l’Ossétie du Sud pourrait facilement devenir la guerre de l’OTAN contre la Russie. Il s’agirait d’une troisième guerre mondiale. » [25]

 


Notes

 

1) Virginian-Pilot, 13 mai 2009

2) Ibid

3) Global Security, 12 mai 2009

4) Air Force Link, 1er juin 2007

5) U.S. Department of Defense, 12 novembre 2008

6) Associated Press, 5 mai 2009

7) Space Flight Now, 5 mai 2009

8) Pratt & Whitney, 5 mai 2009

9) Ducommun Incorporated, 29 avril 2009

10) Russian Information Agency Novosti, 7 mai 2009

11) Russia Today, 5 mai 2009

12) Euronews, 6 mai 2009

13) Navy News, 30 avril 2009

14) Moscow News, 11 mai 2009

15) National Radio Company of Ukraine, 29 avril 2009

16) Air Force Link, 2 août 2005

17) U.S. Air Forces in Europe, 24 juillet 2006

18) Stars and Stripes 26 août 2006

19) Air Force Link, 17 août 2006

20) Air Force Link, 28 avril 2009

21) Indo-Asian News Service, 26 novembre 2007

22) Avionews (Italy) 28 novembre 2007

23) Czech News Agency, 1er mai 2009

24) Barents Observer, 7 mai 2009

25) Ministry for Press and Mass Media of the Republic of South Ossetia, 27 avril 2009


Article original, Pentagon Preparing For War With The Enemy: Russia, le 14 mai 2009.

Traduction : Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Rick Rozoff est un collaborateur régulier de Mondialisation.ca.  Articles de Rick Rozoff publiés par
http://www.mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=13656
Voir cet article tout récent :
L'Otan et la Russie tentent de tourner la page sur la Géorgie à Corfou
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 15:57
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Samedi 27 juin 2009 6 27 /06 /2009 12:13
agoravox.fr

Entretien avec Daniel Vuillon, agriculteur, initiateur des AMAP en France

par Fredon vendredi 26 juin 2009


Cet agriculteur varois est l’un des intervenants des Rencontres internationales autour de l’économie équitable et pour des territoires ruraux durables qui se tiendront au Venezuela du 24 au 28 août 2009

Organisées à Quibor par les Alcades de Jimenez-Palavecino-Pena, sur la proposition de l’ambassade de la République bolivarienne du Venezuela en France, ces rencontres sont conçues, corrdonnées et animées par Sylvie Mayer et Jean-Pierre Calder, responsables d’Agir Pour une Economie Equitable (Ap2E) sous forme de visites d’ateliers, de conférences d’échanges d’expériences, et de débats réunissant notamment des participants du Venezuela, du Brésil, du Nicaragua, du Niger, du Japon, du Canada, de France...qui cherchent à promouvoir une économie alternative, sociale et solidaire dont on parle trop peu mais qui existe dans de nombreux pays et qui répond à d’autres critères que ceux du tout marchand et des conséquences sur le monde paysan, sur la qualité de notre alimentation, sur ses incidences en matière de santé comme sur la sous-alimentation qui frappe plus d’un milliard d’êtres humains.
 
Daniel Vuillon, agriculteur varois, l’un des intervenants à ces rencontres, est, avec son épouse Denise, à l’origine du développement des AMAP (association pour le maintien de l’agriculture paysanne) associant consommateurs qui paient à l’avance ce qu’ils veulent manger et agriculteurs qui produisent, ici fruits et légumes, distribués dès le ramassage, deux fois par semaine directement aux partenaires consommateurs qui bénéficient de produits frais et sains, au rythme des saison, sans intermédiaires, sans frais d’emballages, de conservation, de transport, ce qui permet aussi de garantir un revenu décent aux agriculteurs et à leurs salariés.
 
Comment est né ce concept ?
 
DV : l’idée est née au Japon, au début des années 60, à partir de mères de familles inquiètes de l’insécurité alimentaire, concrétisée par la maladie de Mimata, un petit port de pêche où l’on vendait du poisson ayant absorbé des métaux lourds, ce que ne supportaient pas les consommateurs. Ces mères de familles ont cherché des producteurs locaux qui garantissaient la qualité de leurs produits alimentaires, moyennant quoi elles participaient aux frais de la production et garantissaient son écoulement. C’étaient les premières teikei (transparence) et le même concept d’économie solidaire dont nous nous sommes inspirés et que nous avons appelé AMAP.
 
Quarante ans après, un Japonais sur trois s’alimente selon des procédés alternatifs, partenariats producteurs/consommateurs, énormes coopératives de consommateurs etc...le Japon étant le seul pays développé à avoir gardé ses agriculteurs qui représentent 15% de la population alors qu’en France, la population paysanne est tombée à 0,8% !
 
La situation du monde paysan (je ne parle pas des gros agriculteurs mais des exploitants familiaux) ne cesse de se détériorer, comme l’illustre l’actualité, avec, en ce moment, le problème du lait que les gros distributeurs paient aux petits producteurs moins chers que les coûts de production !
 
Comment sont apparues les AMAP en FRance ?
 
DV : c’est au cours d’un voyage aux Etats-Unis que nous avons découvert le concept. Dans la région de New-York, nous avons assisté à une distribution à plus de 250 personnes, visité des fermes en pleine santé qui produisaient en association avec des consommateurs, rencontré des consommateurs, ce qui nous a conduit, mon épouse Denise et moi, à témoigner, lors d’un débat d’ATTAC à Aubagne, c’était en 2001 et, quelques mois plus tard, nous passions aux travaux pratiques avec un groupe de 40 consommateurs d’Aubagne. Pendant tout l’été qui a suivi, nous avons transformé notre exploitation qui se trouve à Ollioules, en limite de La Seyne-sur-Mer et de Toulon, jouxtant une très grande surface.
 
Six mois plus tard, trois groupes de 50 s’étaient constitués dont un à Aubagne. Grâce à la confiance des gens, on a une production 100% saine et fraîche et, depuis 2003, on produit uniquement pour les AMAP, une AMAP étant un groupe associé au producteur. Il faut compter, pour un groupe de 40 familles, un hectare pour la production de fruits et légumes. Un couple peut vivre avec deux hectares, pas avec des revenus mirobolants, mais garantis et avec beaucoup moins de contraintes.
 
Le calcul du prix du panier se fait en incluant l’ensemble des coûts de production, pas du tout en fonction des cours du marché. Il est conçu pour une famille (couple et deux enfants), avec un minimum de dix produits par saison. La distribution se fait une fois par semaine, après le ramassage.
 
Aux Olivades, sur l’année comptable, le prix est de 25,5 euros. La répartition actuelle du prix du panier est de 23,5 euros pour l’hiver, 27,5 euros d’avril à fin septembre. L’AMAP nous a permis de pérenniser cinq emplois.
 
Où en sont les AMAP aujourd’hui ?
 
DV : il y en a 135 en Provence et 2000 en France, un chiffre qui double pratiquement tous les ans. Toutes les fermes en AMAP qu’on a accompagnées, ont perduré. Ce qui nous a incités à créer un centre de ressources pour l’essaimage des AMAP en FRance (CREAMAP) dont s’occupe très activement Denise.
 
Alors que l’agriculture péri urbaine a gravement disparu partout en France, à Aubagne, par exemple, l’AMAP a permis la reprise des fermes et le maintien des enfants sur l’exploitation et ainsi de rompre le cycle infernal de la disparition des petites exploitations familiales sous l’effet d’une concurrence déloyale organisée à l’échelle nationale, européenne et mondiale, répondant à des critères productivistes, spéculatifs et financiers mais pas aux besoins des populations de disposer d’une agriculture de qualité et de proximité.
 
Ce concept de sécurité alimentaire, de suffisance et de qualité, est l’une des questions essentielles qui se pose au monde entier, avec celle de l’eau et de l’air qu’on respire, pollué par quantité de choses qui menacent notre environnement et notre santé.
 
C’est un combat qui me tient à coeur et que nous nous efforçons de mener concrètement, à moins de considérer qu’il y a une fatalité au recul de l’agriculture aussi, des espaces agricoles, y compris dans les zones péri urbaines où le foncier est plus cher, trop cher pour les jeunes et incitatif à la vente de terres agricoles.
 
N’est-ce pas le combat de David contre Goliath ?
 
DV : est-ce une raison de se résigner sous prétexte que le combat est difficile, inégal ? Je participe à un groupe de travail au ministère de l’agriculture qui a, pour la première fois, pris en compte cette question de la réhabilitation des zones péri urbaines à travers un plan en 14 points sur le développement des circuits courts, à condition que les terres soient disponibles et accessibles. Et pour cela exclusivement réservées à des activités agricoles. C’est un début.
 
Il va falloir légiférer et faire en sorte que dans les plans d’urbanisme et d’émènagement, les maires n’aient pas tous les pouvoirs sur chaque parcelle et qu’on mette en place les outils pour assurer l’autonomie alimentaire des populations. Il faut savoir que les terres cultivables en France disparaissent à la vitesse d’un département tous les dix ans.
 
Si tous les pays font ça, assurer leur indépendance alimentaire, la planète peut nourrir toute sa population et même au-delà. Ce n’est pas moi qui le dis, mais la FAO qui estime que nous avons de quoi nourrir une population de 12 milliards de personnes.
 
C’est de cette expérience de terrain que je veux témoigner lors de ces rencontres de Quibor en même temps que mieux connaître les conditions dans lesquelles évoluent d’autres pays où se développent des économies alternatives, équitables et solidaires.
 
Propos recueillis par
René Fredon
 
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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 19:30

romandie.com

USA et Allemagne pour une relation "plus substantielle" avec Moscou

WASHINGTON - Les Etats-Unis et l'Allemagne s'engagent à développer une "relation plus substantielle avec la Russie", a déclaré vendredi le président américain Barack Obama lors d'une conférence de presse commune avec la chancelière allemande Angela Merkel.

"La chancelière Merkel et moi-même avons réaffirmé notre engagement à établir une relation plus substantielle avec la Russie", pour "travailler avec le gouvernement russe sur les sujets sur lesquels nous sommes d'accord, et affronter honnêtement ceux sur lesquels nous sommes en désaccord", a-t-il déclaré.

A Moscou, où il est attendu début juillet, M. Obama continuera à "explorer les manières dont les Etats-Unis et la Russie peuvent faire avancer leurs intérêts communs, dont notre engagement à réduire nos arsenaux nucléaires", a-t-il assuré.

Mme Merkel a quant à elle souligné l'importance d'avoir "de bonnes relations entre les Etats-Unis, l'Allemagne et la Russie", afin notamment de répondre d'une seule voix sur le dossier iranien.

Sur l'Iran "nous voulons forger une position commune dès que possible avec la Russie, mais aussi avec la Chine", a-t-elle dit.

(©AFP / 26 juin 2009 18h28)

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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 15:00

monde-diplomatique.fr (archives juillet 2007)

Des Caraïbes à l’Afghanistan, en passant par l’Europe

Quand une respectable fondation prend le relais de la CIA

Iran, Chili, Nicaragua… Depuis les annés 1950, les guerres « sales » menées par la Central Intelligence Agency (CIA) défraient régulièrement la chronique et, lorsqu’elles sont révélées, font même parfois scandale aux Etats-Unis. En créant la Fondation nationale pour la démocratie, le président Ronald Reagan a doté Washington d’un outil moins voyant et surtout moins controversé que la CIA. Mais dont l’objectif reste le même : déstabiliser, par le financement de leurs oppositions, les gouvernements non amis.

Par Hernando Calvo Ospina

« Une grande partie de ce que nous faisons aujourd’hui, la CIA le faisait clandestinement il y a vingt-cinq ans (1). » L’homme dont le Washington Post rapporte le surprenant aveu, le 22 septembre 1991, s’appelle Allen Weinstein. Historien, il a été le premier président de la National Endowment for Democracy (NED, Fondation nationale pour la démocratie), une association américaine à but non lucratif aux objectifs particulièrement vertueux : promouvoir les droits de l’homme et la démocratie. C’est pourtant d’elle qu’il parle dans sa déclaration.

La NED n’existait pas lorsque le même quotidien révéla, le 26 février 1967, un scandale aux répercussions internationales : la Central Intelligence Agency (CIA) finançait, à l’étranger, des syndicats, des organisations culturelles, des médias, ainsi que des intellectuels réputés. On apprenait également dans l’article comment l’argent leur parvenait. Comme nous le confirmera plus tard M. Philip Agee, ancien officier de « la Compagnie », « la CIA a utilisé des fondations américaines connues, mais aussi d’autres entités créées dans cet objectif et n’existant que sur le papier (2) ».

Pour réduire la pression, le président Lyndon Johnson demande l’ouverture d’une enquête, même s’il sait que, depuis sa création en 1947, la CIA est mandatée pour ce type d’activité. « Nos hommes politiques ont eu recours à des actions secrètes pour envoyer des conseillers, des équipements et des fonds dans le but de soutenir des médias et des partis politiques en Europe, car, même après la seconde guerre mondiale, nos alliés restaient confrontés à des menaces politiques (3). » La guerre froide commençait, il s’agissait de contrer l’« influence idéologique » de l’Union soviétique.

Dans un certain nombre de cas, les organisations financées ont réussi à affaiblir, voire à éliminer, les opposants aux gouvernements amis de Washington. En même temps, elles ont créé des espaces favorables aux intérêts américains. Ce travail de sape avait été mis au service de coups d’Etat, comme au Brésil, contre le président João Goulart, en 1964. Le renversement du président chilien Salvador Allende, en septembre 1973, prouvera que la Maison Blanche n’a pas mis fin à ces activités. « Pour préparer le terrain aux militaires, précise M. Agee, on a financé et canalisé les forces d’importantes organisations de la société civile et des médias. Ce fut une copie améliorée du coup d’Etat au Brésil. »

A partir de 1975, la CIA est de nouveau l’objet d’une enquête du Sénat des Etats-Unis, notamment pour sa responsabilité dans des complots et des crimes perpétrés contre plusieurs dirigeants politiques à travers le monde (Patrice Lumumba, Allende, M. Fidel Castro). Parallèlement, les progrès réalisés par différents mouvements révolutionnaires en Afrique et en Amérique latine obligent Washington à constater que, si le travail d’infiltration dans les organisations de la « société civile » reste décisif, la voie empruntée n’est pas la bonne. On se rappelle alors que, « pour mener la bataille des idées à travers le monde, l’administration Johnson (...) avait recommandé la mise en œuvre d’un “mécanisme public-privé” destiné à financer ouvertement des activités à l’étranger (4) ».

C’est ainsi que l’American Political Foundation (APF) voit le jour en 1979, coalition des partis démocrate et républicain, de dirigeants syndicalistes et de patrons, d’universitaires conservateurs et d’institutions liées aux affaires étrangères. Le modèle est importé d’Allemagne de l’Ouest, où les fondations des quatre principaux partis (5) – connues sous le nom de Stiftung – sont, depuis l’après-guerre, financées par leur gouvernement, comme instruments de la guerre froide. En particulier la Fondation Konrad Adenauer, liée au parti chrétien-démocrate (CDU).

Le 14 janvier 1983, le président Ronald Reagan signe la directive secrète NSDD-77. Il y ordonne de mettre en place ce qu’il a annoncé dans un discours devant le Parlement britannique, le 8 juin 1982 : une « infrastructure » pour « mieux contribuer à la campagne globale pour la démocratie (6) ». La directive signale qu’il faudra pour cela « coordonner de manière étroite les efforts effectués en politique étrangère – diplomatiques, économiques, militaires – et se mettre en relation serrée avec les secteurs suivants de la société américaine : travail, affaires, universités, philanthropie, partis politiques, presse (...) ».

Sans mentionner la directive, Reagan présente au Congrès une proposition de l’APF intitulée « The democracy program ». Ainsi, le 23 novembre 1983, une loi entérine la création de la NED. Le 16 décembre, durant la « cérémonie » organisée à cette occasion à la Maison Blanche, le président déclare : « Ce programme ne restera pas dans l’ombre. Il s’affirmera avec fierté sous le feu des projecteurs. (...) Et, bien sûr, il sera cohérent avec nos intérêts nationaux  (7). »

Quatre organisations constituent le socle de la NED et sont responsables de sa gestion. Le Free Trade Union Institute (FTUI) – branche de la centrale syndicale AFL-CIO, qui prend ensuite le nom d’American Center for International Labor Solidarity (Acils) – existait déjà avant la NED. Les trois autres sont créées ad hoc : le Center for International Private Enterprise (CIPE) de la chambre de commerce, l’International Republican Institute (IRI), du Parti républicain, et le National Democratic Institute (NDI), du Parti démocrate.

Les dollars des antisandinistes

Bien qu’il s’agisse juridiquement d’une association privée, la NED figure au budget du département d’Etat. Toutefois, son financement est soumis à l’approbation du Congrès. Le gouvernement se dégage ainsi officiellement de toute responsabilité (8), mais ce statut a un autre avantage stratégique. Pour l’ancien fonctionnaire du département d’Etat William Blum, les organisations « non gouvernementales font partie de l’image et du mythe, (...) elles contribuent à conserver à l’étranger un niveau de crédibilité qu’une agence officielle ne pourrait atteindre (9) ».

En octobre 1986 éclate le scandale qui fait vaciller l’administration Reagan : le financement illégal de la lutte contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua s’organise depuis la Maison Blanche, notamment grâce au trafic de cocaïne. Coïncidence : coordonnée par le colonel Oliver North, sous la direction du Conseil national de sécurité (Nation Security Council, NSC), toute la structure s’appelle... « The democracy program ». La NED a joué un rôle de premier ordre dans l’opération (10). Bizarrement, l’enquête se concentre sur le financement de l’appareil militaire des contre-révolutionnaires nicaraguayens – la contra – et s’intéresse moins à cette organisation « non gouvernementale », pourtant supervisée depuis sa naissance, et jusqu’en 1987, par le haut responsable de la CIA Walter Raymond, membre du directoire des renseignements du NSC.

« Héritière du “democracy program” de Ronald Reagan, la NED (...) a fourni des moyens financiers à de nombreux groupes latino-américains, dont la Fondation nationale cubano-américaine [FNCA] (11) », affirme Jorge Mas Canosa, alors président de la FNCA, organisation anticastriste extrémiste créée par le NSC à la même époque que la NED. Derrière le slogan « La liberté de Cuba passe par le Nicaragua », la FNCA s’est engagée contre les sandinistes. « Cette collaboration a vu le jour, poursuit Mas Canosa, lorsque Theodore Shackley, ancien adjoint de la direction des opérations de la CIA, et chef de la section des services clandestins, a demandé aux membres de la fondation leur soutien à la politique centre-américaine... »

C’est à partir de 1987, en plein scandale, que la NED commence à agir. Ses dollars achèvent la constitution du front des organisations antisandinistes, dont même la Commission permanente des droits de l’homme (nicaraguayenne) fait partie. Grâce à ce soutien, Mme Violeta Chamorro, candidate de Washington et propriétaire du quotidien « indépendant » La Prensa, arrivera à la présidence en 1990. Toutes les actions des sandinistes en faveur de la population partent en fumée avec la mise en œuvre du modèle néolibéral...

Le talent qu’a la NED pour canaliser les fonds, créer des organisations non gouvernementales (ONG), mettre sur pied des manipulations électorales et des campagnes d’intoxication médiatique, doit beaucoup à la grande expérience de la CIA, de la branche du département d’Etat chargée de la coopération (Usaid) et de nombreuses personnalités de l’« élite » conservatrice liée à la politique étrangère des Etats-Unis (12). Mis à part les moyens terroristes, le gouvernement Reagan utilisera les mêmes méthodes dans les pays d’Europe de l’Est, « croisade non gouvernementale pour les droits de l’homme et la démocratie, d’autant moins impérialiste qu’elle est censée répondre directement aux besoins des dissidents et des réformateurs du monde entier (13) ». Dans ces pays du « socialisme réel », la distance entre gouvernants et gouvernés facilite la tâche de la NED et de son réseau d’organisations, qui fabriquent des milliers de « dissidents » grâce aux dollars et à la publicité. Une fois le changement obtenu, la plupart d’entre eux, ainsi que leurs organisations en tout genre, disparaissent, sans gloire, de la circulation.

Parmi les victoires historiques revendiquées figure la Pologne. En 1984, la NED distribuait déjà de l’« aide directe » pour y créer des syndicats, des journaux et des groupes de défense des droits humains. Tous, cela va sans dire, « indépendants ». Pour la campagne présidentielle de 1989, la NED octroie 2,5 millions de dollars au mouvement Solidarnosc dirigé par M. Lech Walesa, qui arrive au pouvoir cette année-là, en allié puissant de Washington (14).

Si la NED a été conçue dans le cadre de l’arsenal américain de la guerre froide, la chute du bloc socialiste européen est le préambule à son expansion planétaire. Dès lors, grâce aux dollars et à quelques « spécialistes », elle a su s’immiscer dans les processus sociaux, économiques et politiques de quelque quatre-vingt-dix pays d’Afrique, d’Amérique latine, d’Asie et d’Europe de l’Est. Se mêler des élections est, comme le dit le chercheur Gerald Sussman, « très important pour atteindre les objectifs globaux des Etats-Unis ». La NED et d’autres organismes américains se présentent comme participant à la « construction de la démocratie ». Cependant, souligne Sussman, s’ils « agissent efectivement de manière moins brutale que la CIA jusqu’en 1970, les formes de manipulation électorale auxquelles [ils] se livrent aujourd’hui sont des démonstrations de mise en scène morale et de dramaturgie politique  (15) ».

Au cours des élections de 1990 en Haïti, la NED investit environ 36 millions de dollars pour soutenir le candidat Marc Bazin, ancien fonctionnaire de la Banque mondiale. Malgré cette aide, c’est M. Jean-Bertrand Aristide qui sortit largement vainqueur. Il sera renversé, le 29 septembre 1991, à la suite d’une campagne médiatique, également financée par la NED et l’Usaid. La dictature qui s’ensuivra fera environ quatre mille morts...

Au cours de ses dix premières années d’existence, « ce sont ainsi 200 millions de dollars que la NED aura distribués à travers mille cinq cents projets participant au soutien des amis de l’Amérique (16) ». Depuis 1998, la NED s’est beaucoup intéressée au Venezuela. « C’est une opération silencieuse contre la révolution bolivarienne, soutient M. Agee. Elle a commencé avec le président [William] Clinton et s’est intensifiée avec [George] Bush fils. Cela ressemble aux actions menées contre les sandinistes, mais sans terrorisme ni embargo économique pour le moment : “promouvoir la démocratie, résoudre les conflits, surveiller les élections et renforcer la vie civique”. » L’avocate américaine Eva Golinger a découvert dans des documents officiels qu’entre 2001 et 2006 plus de 20 millions de dollars ont été remis par la NED et l’Usaid à des groupes d’opposition et à des médias privés vénézuéliens (17). Le New York Times avait déjà révélé, le 25 avril 2002 – quelques jours après le coup d’Etat avorté contre le président Hugo Chávez –, que le budget de la NED destiné à ce pays avait quadruplé quelques mois avant cette tentative de renversement, sur ordre du Congrès américain.

C’est toutefois dans la lutte contre le gouvernement cubain que la NED a montré le plus de constance. Au cours des vingt dernières années, elle aurait investi environ 20 millions de dollars pour promouvoir la « transition démocratique » dans ce pays, sans compter les 65 millions apportés par l’Usaid depuis 1996. Washington insiste sur l’utilité suprême d’élections « démocratiques », mais, de la loi Torricelli (Cuban Democracy Act, 1992) à la loi Helms-Burton (Cuban liberty and democratic solidarity act, 1996) et à la Commission d’assistance à un Cuba libre (Commission for Assistance to a Free Cuba, mai 2004), les textes officiels précisent clairement que les élus devront lui convenir. La quasi-totalité de ces fonds reste entre les mains d’organisations contre-révolutionnaires aux Etats-Unis et en Europe. Les gouvernements polonais, roumain et tchèque, principalement, perçoivent une bonne part de ce financement, depuis qu’ils mènent la pression internationale exercée sur Cuba. Rien qu’en 2005, la NED leur a fourni 2,4 millions de dollars dans ce but (18).

Elections et affaires doivent aller de pair. C’est ainsi que Washington envisage la démocratie. Le 20 janvier 2004, le président a annoncé durant son discours sur l’état de l’Union qu’il demanderait au Congrès de doubler le budget de la NED afin qu’elle inove dans la « promotion des élections libres, du libre-échange, de la liberté de la presse et de la liberté syndicale au Moyen-Orient ». C’est-à-dire afin que le travail idéologique accompagne l’action militaire. Dans cette région du monde, la présence de la NED était jusqu’alors minime. En 2003, son réseau s’est installé en Afghanistan. Sur son site Internet, on peut lire qu’elle a décidé « d’établir et de renforcer le commerce pour aider à construire la démocratie et l’économie de marché ». Pour préparer le terrain, elle fournit de « l’aide à toute une série d’ONG naissantes ».

Avec des objectifs similaires, d’autres ONG sont financées en Irak, particulièrement dans le nord de ce pays occupé. Comme ailleurs, les organisations locales soutenues par la NED en deviennent rapidement dépendantes et, sous la bannière de la « lutte pour la démocratie », elles se mettent à travailler pour un système dont les intérêts coïncident rarement avec ceux de la population.

Une fois par an, ou à la demande, le président de la NED doit rendre des comptes à la commission des affaires étrangères du Sénat américain, un cas unique pour une organisation non gouvernementale. Le 8 juin 2006, M. Carl Gershman (président de la NED depuis avril 1984) a insisté sur l’urgence qu’il y avait à augmenter le budget de l’« aide à la démocratie ». Il soutient qu’en Russie, en Biélorussie, en Ouzbékistan, au Venezuela, en Egypte, les ONG ont besoin de moyens supplémentaires car elles font face à des gouvernements « semi-autoritaires ». Le 7 décembre, il prononcera pratiquement le même discours devant le Parlement européen, durant la conférence « Democracy promotion : The European way ».

D’après M. Blum, la philosophie de la NED repose sur l’idée que les sociétés fonctionnent mieux « avec la libre entreprise, la coopération de classes (...), un interventionisme réduit du gouvernement dans l’économieL’économie de marché est assimilée à démocratie, réformes et croissance ; on vante les mérites des investissements étrangers. (...) Les rapports de la NED insistent lourdement sur la “démocratie”, mais il s’agit seulement des procédures démocratiques minimales, et non d’une démocratie économique, car rien ne doit menacer les pouvoirs établis (...). En résumé, les programmes de la NED sont en harmonie avec les besoins et les objectifs fondamentaux de la mondialisation économique et du nouvel ordre international ». (...).

Instrument de la guerre globale

Devant l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies (ONU) en septembre 1989, le président George Bush père affirmait que le défi du « monde libre » était de consolider les « fondations de la liberté ». L’année précédente, le Parlement canadien, encouragé par Washington, avait créé une fondation semblable à la NED, portant le nom de Rights & Democracy. En 1992, sur le même modèle, le Parlement britannique a officialisé la Westminster Foundation for Democracy (WFD). Puis vient le tour de la Suède avec le Swedish International Liberal Centre, des Pays-Bas – Fondation Alfred Mozer – et de la France – Fondation Robert Schuman et Fondation Jean Jaurès (liée au Parti socialiste). Le réseau de fondations de la NED prend forme.

C’est dans ce cadre qu’a été créée la Democracy Projects Database, qui coordonne quelque six mille projets d’ONG dans le monde. La NED est aussi le cœur du Network of Democracy Research Institutes (19), auquel participent « des institutions indépendantes liées à des partis politiques, des universités, des syndicats et des mouvements pour la démocratie et les droits humains ». Son objectif est de faciliter le contact « entre les érudits et les militants de la démocratie ». D’autre part, la NED héberge le secrétariat du Center for International Media Assistance, « un projet qui se propose de réunir un certain nombre d’experts en médias avec l’objectif de renforcer le soutien à la presse libre et indépendante dans le monde (20) ».

Sur le site Internet officiel du département d’Etat, M. Gershman déclare que toutes ces fondations, personnes et organisations convergent vers la « création d’un mouvement mondial pro-démocratie ». Un « réseau de réseaux » dont la NED constitue le centre. D’autres fondations se sont ralliées à ce projet – la Friedrich-Ebert-Stiftung d’Allemagne, l’Olof Palmes Internazionella Center, de Suède, le Karl Renner Institut, d’Autriche, la Fundación Pablo Iglesias, liée au Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

En 1996, pour justifier l’augmentation du budget de la NED, un rapport particulièrement « éclairant » a été soumis au Congrès : « La guerre globale des idées bat son plein. Les Etats-Unis ne peuvent se permettre de renoncer à un instrument d’une telle efficacité en politique étrangère à une époque où leurs intérêts et leurs valeurs subissent une puissante attaque idéologique de nombreuses forces antidémocratiques dans le mondeIls restent menacés par des régimes communistes tenaces, des néocommunistes, des dictatures agressives, des nationalistes radicaux et des fondamentalistes islamistes. Dans ces conditions, les Etats-Unis ne peuvent se permettre d’abandonner le champ de bataille idéologique à ces ennemis d’une société libre et ouverte. La NED a besoin d’un financement continu, qui constitue un investissement prudent en vue de garantir l’avenir (21). » Trois ans plus tard, M. Benjamin Gilman, président de la commission des affaires étrangères de la Chambre des représentants, reprendra, dans le même but, la plupart des éléments de ce rapport. (...).

Démocratie, élections libres, liberté d’expression... Ce que M. Blum traduit ainsi : « Tout ce qu’on a fait, c’est transférer les nombreuses activités détestables de la CIA à une nouvelle organisation dont le nom sonne bien. La création de la NED est un chef-d’œuvre de politique, de relations publiques et de cynisme (22). »

Hernando Calvo Ospina.

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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 08:16

horizons-et-debats.ch

lls fourbissent leurs armes contre le peuple

par Volker Bräutigam*

Après Michael Sommer, Président de la DGB [Deutscher Gewerkschaftsbund, fédération de tous les syndicats allemands], Gesine Schwan (SPD), candidate défaite à la Présidence fédérale allemande avait à son tour mis en garde contre des troubles sociaux qui pourraient éclater en Allemagne suite à la crise économique: «Je n’exclue pas que la colère des gens monte en puissance dans deux ou trois mois. […] Si aucune lueur d’espoir n’apparaît alors, l’ambiance peut devenir explosive.»1 Cette déclaration provoqua la colère de vastes cercles. Même son camarade de parti Walter Steinmeier prit ses distances avec les propos de Schwan et déclara qu’il ne fallait pas «tenter le diable».2 Il est évident que le gouvernement fédéral dans son intégralité ne tient pas du tout à voir s’instaurer un débat sur la fracture sociale et les possibilités de résistance à celle-ci, qui risquerait d’échapper à son contrôle.

On aide les banques et c’est le contribuable qui paie

Beaucoup croient encore vraiment que ce ne sera pas si grave, et que, même dans ce cas, les autres en pâtiront plus qu’eux-mêmes. Beaucoup ferment les yeux sur le drame qui se prépare. La politique gouvernementale, qui soutient le système économique néolibéral, désastreux et inhumain, au prix d’un endettement public astronomique, est révoltante, mais la révolte tarde à se manifester. Les médias à la botte de l’Etat et des grandes entreprises ont décrit les premières manifestations, y compris celle du 16 mai 2009 organisée par le DGB («Lutter de manière durable contre la crise. Nous voulons un pacte social européen! Les responsables doivent payer!»), comme minables et dépourvues d’ampleur, afin de les neutraliser au maximum.
Mais est-il vraiment exclu que sous peu «l’on assiste à des violences généralisées»3 face à la montée galopante du chômage, de la pauvreté et de la misère?
En tout cas, le gouvernement allemand se prépare, et d’autres avec lui, à voir éclater des troubles sociaux. En prévision de situations d’urgence, il renforce dans la plus grande discrétion l’appareil répressif de l’Etat et recherche des moyens de débusquer ses adversaires influents. La police fédérale et les commandos spécialisés des Länder (régions) s’entraînent déjà, avec des collègues d’Etats alliés pour maîtriser des «situations d’urgence policière».4
Dans mon Land de Schleswig-Holstein, mais aussi d’autres Länder, les bureaux de protection civile en sont déjà à fabriquer et stocker des cartes de ravitaillement. En cas d’inflation galopante la production et la vente de produits de base devraient être strictement encadrées et soumises à un rationnement. On ne pourrait plus acheter de produits alimentaires qu’en toute petite quantité et «en échange de tickets», comme autrefois pendant la guerre et l’après-guerre. Les instances locales sont chargées de prévoir des mesures en vue d’une rupture de l’approvisionnement en eau et en électricité.

Vous serez surveillés jusque dans votre lit

Parallèlement le gouvernement met en place une surveillance policière intensive; la «défense contre le terrorisme» reste un prétexte très convaincant. Le Secrétaire d’Etat à l’Intérieur, August Hanning, (d’après la taz, «… l’homme fort qui se cache derrière Schäuble») a annoncé qu’il ne devrait plus y avoir de lieux non surveillés, même pour protéger la vie privée: «Certes nous pensons que c’est plutôt dans les pièces à vivre qu’on parle de projets criminels. Mais si quelque chose nous indique qu’un couple se retire dans sa chambre à coucher parce qu’il s’y sent plus en sécurité, alors nous pouvons le surveiller là aussi.»5
Oui, ils le peuvent. Les micro-ondes permettent de traverser les murs sans problèmes et de scanner ou mettre sur écoute les intérieurs et ceux qui s’y trouvent. Des capteurs émettent des radiations micro-ondes, à ondes millimétriques et fréquences térahertziennes, qui, réfléchies par les objets ciblés, peuvent être mesurées et exploitées par les services secrets.6 En outre on met au point des dispositifs d’écoute qui balayent tous les réseaux de communication afin de capter et de débusquer les membres de groupes en comparant les langages. Les USA mettront en service un dispositif de ce type – le Socio-Cultural Content in Language (SCIL) dès l’été 2009.7 Les Allemands fabriquent un appareil à micro-ondes de la taille d’une valise qui permet de mettre hors service tous les équipements électroniques d’une maison, en particulier les appareils de télécommunications, depuis le mobile jusqu’à l’ordinateur en passant par la radio et la télé.8

Des armes «non létales» qui en ont tué plus d’un

En outre les services publics de recherche et l’industrie de l’armement travaillent sur des armes dites «non létales», adaptées à la répression de soulèvements «sans effusion de sang». On n’a aucune confirmation officielle, mais un nombre croissant d’indices laisse supposer que certaines unités de police disposent déjà de ce type d’armes (Non Lethal Weapons). La police fédérale et les commandos d’intervention spéciale à Berlin ainsi qu’en Saxe et Rhénanie-Nord-Westphalie testeraient depuis six mois des armes électromagnétiques scalaires:9 des armes émettant des radiations micro-ondes pouvant occasionner des lésions importantes. La Grande-Bretagne et la Suisse s’en sont déjà procuré. Les fabricants et distributeurs sont Rheinmetall DE-TEE (Düsseldorf) et Diehl BGT Defence (Nuremberg). Ces firmes, ainsi que Heckler & Koch, HDW, EADS, Krauss-Maffei et d’autres fabricants d’armes contribuent à hisser notre pays au rang méprisable de troisième marchand d’armes au monde.
L’une des nouvelles armes «non létales» utilise le courant électrique de faible ampérage mais à haut voltage (50 000 volts): il s’agit du Taser. Un pistolet qui envoie une aiguille suspendue à un fil très fin. Ce dernier transmet à la cible des décharges électriques provoquant de graves crampes musculaires. Non létales? L’organisation amnesty international fait état de nombreux décès au Canada et aux USA, où le Taser est déjà employé au quotidien par la police.10 Jusqu’ici aucun Etat n’a fait d’enquêtes approfondies sur les séquelles physiques et psychiques entraînées à long terme par le Taser. Mais que serait l’Allemagne, si elle n’essayait pas de perfectionner aussi cette arme? Diehl met au point, avec 180 000 euros de subvention étatique, des Taser où le courant est conduit par un mince jet liquide.11

En Irak, les troupes US testent les armes allemandes

Pour inventer et fabriquer de nouvelles armes, l’Allemagne n’a pas besoin de copier les USA, bien au contraire: ce sont les USA qui ont importé de nouvelles armes mises au point en Allemagne et en ont testé quelques-unes en Irak, par exemple le canon à micro-ondes12 de la firme Diehl BGT Defence – une des nouveautés desquelles l’armée et la police allemande sont déjà équipées ou pourraient l’être incessamment.13
L’ Active Denial System (ADS)13 utilise, tout comme les scanners d’écoute et de surveillance, dont nous avons déjà parlé, la technique des micro-ondes. Un faisceau d’ondes électromagnétiques est censé ne pénétrer que les 4 premiers dixièmes de millimètre de peau. Le faisceau émis par le «canon», et qui ressemble à une coupelle reste compact sur plusieurs centaines de mètres et peut échauffer douloureusement la peau des victimes, voire la brûler en cas extrême. Selon des sources Internet, les prototypes de l’ADS ont permis aux troupes américaines de rôtir des Irakiens comme sur un grill.
L’Advanced Tactical Laser (ADL)13 est téléguidé par ordinateur à partir d’un avion. L’impact du faisceau lumineux compact a, paraît-il, à peine la taille d’un dessous de verre et provoque en une fraction de seconde des brûlures de haut degré. Le Pulsed Energy Projectile (PEP) est une arme du même type. Des décharges d’infrarouges au laser de quelques millisecondes chacune créent une impulsion mécanique qui sublime instantanément la surface de la victime (ses vêtements ou sa peau). Une onde de choc due à la vapeur et à l’énergie résiduelle projette la victime au sol. La portée du PEP pourrait atteindre deux kilomètres. Ses effets sont comparables à ceux des armes cinétiques: surdité, cécité, etc.
Le canon à bruit13 a déjà été commandé par le Pentagone. Celui-ci, le Long Range Acoustic Device (LRAD) envoie des signaux acoustiques d’une fréquence de 2100 à 3100 hertz avec une puissance maximale de 150 décibels. Le bruit suraigu du LRAD provoque des douleurs épouvantables chez l’homme et les animaux présents à proximité. A partir d’un haut-parleur plat, il peut être dirigé en entonnoir vers des cibles étendues, par exemple des rassemblements humains. Cette arme prétendument non létale peut elle aussi provoquer de graves lésions (destruction de l’oreille interne et du sens de l’équilibre). Elle est régulièrement employée en Irak par les troupes usaméricaines.14
Toutes les armes dont il a été question continuent à être perfectionnées – afin aussi d’abaisser le seuil de tolérance dans le public. En mai dernier on a discuté de l’état actuel des choses au «Symposium européen sur les armes non létales» qui s’est tenu à Ettlingen, dans le Bade-Wurtemberg. L’hôte de la manifestation était le Fraunhofer-Institut für Chemische Technologie (ICT), une institution publique. Il collabore avec la «Section technique de défense pour les techniques de protection et spéciales» (WTD 52) de la Bundeswehr [armée fédérale allemande]. Ce service considère la recherche et l’expérimentation de «moyens d’action non létaux» [NLW, nicht letale Wirkmittel] comme sa principale compétence.15
Le symposium a réuni des experts de la lutte contre-insurrectionnelle venus de toute l’Union européenne: secrétaires d’Etat, militaires, policiers, scientifiques et représentants de l’industrie d’armement. Question débattue à la conférence: la police a-t-elle le droit de faire usage d’armes non létales contre des marches de protestation ou des manifestations – Crowd and Riot Control, CRC – ou l’armée pour des opérations militaires à l’étranger? On devait discuter aussi de leur emploi pour protéger des cargos contre des pirates et des «terroristes». Il faut bien être de son temps.
Criminalisation des citoyens –
la fin de l’Etat de droit!
La réunion a aussi permis de remettre sur le tapis l’éventualité d’une intervention de l’armée à l’intérieur. Ulrich Kirsch, Président du Bundeswehrverband [Ligue de la Bundeswehr] a déjà fait connaître sa position: dans certaines circonstances, l’intervention de l’armée à l’intérieur de l’Allemagne n’est pas une simple éventualité, elle est indispensable. Il existerait des scénarios auxquels seuls les moyens militaires seraient adaptés.16 La Bundesakademie für Sicherheitspolitik [BAKS, Académie fédérale de politique sécuritaire], en rajoute: la séparation entre police et services secrets ne serait plus défendable, un Conseil national de Sécurité sur le modèle de ce qui existe aux USA [et désormais en France, ndt.] devrait désormais coordonner la police, les services secrets et les milices de défense territoriale [Heimatschutz] de la Bundeswehr.17 Un discours que les ministres Jung et Schäuble tiennent depuis longtemps.
Et la Ministre de la Recherche, Annette Schavan, pense aussi en termes de guerre civile. Elle a convenu en mars avec la ministre US de la Sécurité du territoire, Janet Napolitano, d’«une collaboration scientifique et technologique».18 Il paraît que les méthodes de «recherche de menaces contre la sécurité civile», la «protection d’infrastructures névralgiques et des ressources-clés» ainsi que «la réaction aux crises, le management des conséquences et la limitation des dégâts en cas d’évènements lourds de conséquences» présentent un intérêt scientifique. Des accords du même type ont été conclus avec la France et Israël.     •
(Traduit par Michèle Mialane et révisé par Fausto Giudice, www.tlaxcala.es)

1    Schwan, Gesine, interview au Münchner Merkur, du 23/4/09, www.merkur-online.de/nachrichten/politik/bayern-einfach-wunderbares-land-222258.html.
2    voir NN. Internet-Portal www.rp-online.de/public/article/politik/deutschland/700442/Schwan-sorgt-fuer-allgemeine-Empoerung.html
3    Schramm, Georg, chansonnier, ZDF, «Neues aus der Anstalt», Mainz, 24/3/09. www.anstalt.zdf.de/ZDFde/inhalt/31/0,1872,4291327_idDispatch:8476934,00.html
4    Remarque: L’intervention policière à la frontière franco-allemande à l’occasion de la réunion des membres de l’OTAN à Baden-Baden et Strasbourg les 3 et 4 avril derniers n’était déjà plus un exercice mais un «cas grave». Elle s’est déroulée exactement selon le «scénario» déjà prévu depuis longtemps en Allemagne en cas des problèmes strictement intérieurs. Marker, Hans J., «Almanach der Vorschriften für länderübergreifende Einsätze in polizeilichen Grosslagen». Syndicat de la police (éditeur). Wölfer, Haan. Cf. www.buchhandel.de/detailansicht.aspx?isbn=978-3-9806061-1-
5    Hanning, A., Interview accordée à Chr. Rath,
tageszeitung (taz), Berlin, 14/3/09. www.taz.de/1/politik/schwerpunkt-ueberwachung/artikel/1/intime-geraeusche-werden-geloescht/
6    voir aussi www.scinexx.de/dossier-detail-393-7.html
7    voir aussi www.linguistlist.org/issues/18/18-3875.html
8    voir www.iddd.de/umtsno/total.htm,
cf. http://ichblicksgrad.net/   
9    voir aussi www.allmystery.de/themen/gg9697
10    Spiegel Online du16/12/08: «Le Taser a fait des centaines de morts», Hambourg, , cf. www.spiegel.de/panorama/justiz/0,1518,596670,00.html  
11    cf. www.diehl.de/index.php?id=91&tx_cltechnicalstuff_pi1%5BshowUid%5D%5BshowUID%5D=13&tx_cltechnicalstuff_pi1%5BshowUid%5D%5BbackPID%5D=43&cHash=8413ae8d8c
12    cf. www.spiegel.de/wissenschaft/mensch/0,1518,462187,00.htm
13    Indications fournies par: Altman J. Millimetre Waves, Lasers, Acoustics for Non-Lethal Weapons? Physics Analyses and Inferences. Hg. Deutsche Stiftung Friedensforschung (DSF), Osnabrück, 2008. [Édité par la Fondation allemande de recherches sur la paix] cf. www.steinbergrecherche.com/08waffen.htm. Autres sources: www.german-foreign-policy.com/; www.globalresearch.ca/index.php?context=otherLang&langId=6; www.informationclearinghouse.info
14    Rötzer, Florian, «Sound-Laser», 22/9/05. cf. www.heise.de/tp/r4/artikel/20/20992/1.html
15    German-Foreign-Policy, Répression graduée des soulèvements, présenté par l’auteur, cf. www.german-foreign-policy.com/de/fulltext/57490 
16    Kirsch, Ulrich, interview accordée à la Märkische Oderzeitung du 18/1/09
17    Site du BAK: Contribution au débat sur le Conseil national de sécurité. www.baks.bundeswehr.de/portal/a/baks/kcxm/04_Sj9SPykssy0xPLMnMz0vM0Y_QjzKL9403MnN3BcmB2KZuQCZcMCglVd_XIz83Vd9bP0C_IDei3NFRUREA76LNLw!!/delta/base64xml/L3dJdyEvd0ZNQUFzQUMvNElVRS82X01fMUFDQQ!!  Cf. aussi Adam, Rudolf, exposé sur: les Services secrets en démocratie: indispensables à la sécurité ou corps étrangers vivant du complot? www.baks.bundeswehr.de/fileserving/PortalFiles/02DB040000000001/W26V3JWF615INFODE/060215_Geheimdienste+in+der+Demokratie.pdf?yw_repository=youatweb .
18    Auteur inconnu: Se défendre du terrorisme: L’Allemagne et les USA main dans la main pour la sécurité. Handelsblatt, Berlin, 16/3/09.
www.handelsblatt.com/politik/deutschland/deutschland-und-usa-forschen-gemeinsam-fuer-sicherheit;2204035 

* Volker Bräutigam est un publiciste allemand né à Gera le 21 juin 1941.
D’abord rédacteur dans un quotidien, puis au journal télévisé de l’ARD [deuxième chaîne allemande] à Hambourg, il s’est ensuite installé à Taïwan. Nombreuses publications sur des sujets touchant à la société, aux médias et à l’environnement ainsi qu’à des questions de politique internationale.
En 2002, Bräutigam est rentré en Allemagne. Il écrit encore occasionnellement pour la revue Ossietsky, pour l’hebdomadaire communiste Unsere Zeit [Notre Temps] ainsi que pour d’autres journaux et revues.

http://www.horizons-et-debats.ch/index.php?id=1642

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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 21:19

Vol AF 447: le Brésil n'exclut pas la version de l'attentat

24/ 06/ 2009

IRKOUTSK, 24 juin - RIA Novosti. Le renseignement brésilien étudie l'hypothèse d'un acte terroriste perpétré à bord de l'Airbus A330 d'Air France qui s'est abîmé début juin dans l'Atlantique, a annoncé mercredi à RIA Novosti Wilson Roberto Trezza, directeur des services secrets brésiliens.

"Nous étudions minutieusement les circonstances du crash de l'Airbus et nous vérifions toutes les hypothèses, notamment celle d'un attentat terroriste", a précisé M.Trezza qui prend part à la 8ème conférence des directeurs des services secrets, des organes de sécurité et des forces de l'ordre russes et étrangers qui se tient à Irkoutsk (près du lac Baïkal).

Néanmoins, a poursuivi le directeur des services spéciaux, "nous ne disposons pas d'éléments permettant de confirmer l'acte terroriste à bord de l'avion".

"En ce moment, nous ne pouvons ni confirmer ni rejeter cette possibilité", a conclu l'interlocuteur de l'agence.

Le site L'Express.fr avait auparavant fait savoir que "les services de renseignement français ont relevé deux noms correspondant à des personnes connues pour leur lien avec le terrorisme islamiste" parmi la liste des passagers de l'Airbus. Cette piste avait toutefois été écartée, s'agissant d'une "simple homonymie".

Parti le 31 mai de Rio de Janeiro, l'Airbus A330-200 transportant 216 passagers et 12 navigants devait se poser à l'aéroport parisien de Roissy-Charles de Gaulle à 11h15 heure locale. L'avion a disparu des écrans radars trois heures et demie après le décollage.

http://fr.rian.ru/world/20090624/122089662.html


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Jeudi 25 juin 2009 4 25 /06 /2009 20:49
http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=14079
Le plan Bilderberg 2009 : réformer l’économie politique mondiale


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Mondialisation.ca, Le 24 juin 2009

Du 14 au 17 mai l’élite mondiale a tenu une réunion secrète en Grèce dans le cadre de la conférence annuelle de Bilderberg sous l’attention éparse et restreinte des médias internationaux. Environ 130 des personnes les plus puissantes au monde se sont réunies afin de discuter des problèmes actuels urgents et de tracer une voie à suivre pour l’an prochain. Cette année, le principal sujet de discussion était la crise financière mondiale, ce qui n’est pas surprenant, si l’on considère que la liste des participants comprend bon nombre des premiers architectes de la crise ainsi que ceux étant sur le point de la « régler ».

 

 

L’objectif : la restructuration de l’économie politique mondiale 

 

Avant le début de la rencontre, le journaliste d’enquête Daniel Estulin a fait un reportage sur le principal point à l’ordre du jour, que lui ont divulgué ses sources à l’interne. Bien que de tels reportages ne puissent être vérifiés, ses sources, ainsi que celles de Jim Tucker, traqueur vétéran du Groupe Bilderberg, ont fait preuve d’une extrême justesse par le passé. Il semblerait que le thème principal de la conférence cette année était d’aborder la crise économique de façon à entreprendre « une dépression prolongée et douloureuse condamnant le monde à des décennies de stagnation, de déclin et de pauvreté […] ou une dépression plus courte mais plus intense ouvrant la voie à un nouvel ordre économique mondial durable, offrant moins de souveraineté, mais plus efficient ». À l’ordre du jour figuraient d’autres sujets dont un plan pour « continuer à tromper des millions d’épargnants et d’investisseurs croyant au battage autour de la prétendue reprise économique. Ils sont sur le point de faire face à des pertes massives et à d’éprouvantes difficultés économiques dans les mois qui viennent ». Il y aura également « des pressions ultimes visant à promulguer le traité de Lisbonne, dépendant du vote irlandais en sa faveur en septembre ou en octobre [1] », ce qui donnerait à l’Union européenne d’énormes pouvoirs sur les pays membres en faisant d’elle un gouvernement régional supranational, reléguant chaque pays à un statut davantage provincial.

 

Peu après le début des réunions, le traqueur Jim Tucker signalait que ses sources à l’interne avaient révélé que le groupe a comme priorité « la planification d’un département mondial de la santé, d’une trésorerie mondiale et d’une courte dépression plutôt qu’un long déclin économique ». Tucker rapportait que Carl Bildt, ministre suédois des Affaires étrangères et ancien premier ministre, «  a fait un discours encourageant la transformation de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) en un département mondial de la santé, celle du Fonds monétaire international (FMI) en un département mondial du trésor, tous deux bien sûr sous les auspices des Nations Unies ». En outre, M. Tucker signalait que « le secrétaire au Trésor Geithner et Carl Bildt réclamaient une récession plus courte, non pas une récession de 10 ans […] en partie parce que cette dernière ferait du tort aux industriels du Groupe Bilderberg. Bien qu’ils désirent des départements mondiaux du travail et du trésor, ils font tout de même de l’argent et une longue récession de la sorte leur coûterait cher sur le plan industriel puisque personne n’achèterait leurs gadgets. […] Le penchant est pour une courte récession [2]. »  

 

Daniel Estulin rapportait après les réunions que « selon lui, l’une des principales préoccupations du club Bilderberg est le danger que leur zèle à réformer le monde en engendrant le chaos afin d’implanter leurs objectifs à long terme ne mène à une situation hors de contrôle et qu’elle entraîne tôt ou tard un scénario où Bilderberg et l’élite mondiale en général sont dépassés par les événements et finissent par perdre leur contrôle sur la planète [3] ». 

 

Le 21 mai, la Macedionian International News Agency affirmait qu’« un nouveau rapport du Kremlin sur l’obscur Groupe Bilderberg, qui tenait la semaine dernière sa rencontre annuelle en Grèce, mentionne que les membres de l’élite financière, politique et corporative de l’Occident ont émergé de leur conclave après être parvenus à l’entente selon laquelle il fallait ”complètement” détruire le dollar étatsunien s’ils voulaient continuer leur élan vers un nouvel ordre mondial dominé par les puissances occidentales ». De plus, ce même rapport non confirmé signalait que « lors d’une rencontre secrète à New York convoquée et présidée par David Rockefeller, la majorité des membres les plus riches de l’élite avaient convenu de conspirer l’effondrement du dollar étatsunien [4]. » Ce rapport, qui n’a pas été reconnu par d’autres sources médiatiques, doit être vérifié.

 


La réunion secrète des milliardaires 
 

 

À la rencontre secrète dont il est question « une douzaine des personnes les plus riches au monde, invitées par Bill Gates et Warren Buffet, se sont rencontrées pour une réunion privée sans précédent pour discuter de dons d’argent ». La conférence se tenait à l’Université Rockefeller et comptait des philanthropes notoires tels Bill Gates, Warren Buffett, le maire de New York Michael Bloomberg, George Soros, Eli Broad, Oprah Winfrey, David Rockefeller Sr. et Ted Turner. Un des participants a déclaré qu’« elle n’était pas secrète [mais plutôt] censée être une réunion entre amis et collègues [et] dont les gens discutaient depuis longtemps. Bill et Warren espèrent le faire occasionnellement. Ils ont lancé une invitation et les gens sont venus ». L’éditrice de Chronicle of Philanthropy, Stacy Palmer, a déclaré : « Vu la gravité de la conjoncture économique, je ne crois pas qu’il soit surprenant que ces philanthropes se soient réunis. Il n’est pas typique qu’ils se rencontrent et se demandent des conseils », a-t-elle ajouté. Les trois hôtes de la rencontre étaient Bill Gates, Warren Buffett et David Rockefeller [5]. [Voir appendice 2 Bilderberg Connections to the Billionaire’s Meeting]. 

 

 

Membre fondateur de Bilderberg David Rockefeller, président honoraire du Council on Foreign Relations,

président honoraire et fondateur de la Commission Trilatérale,

président du Council of the Americas et de la Americas Society,

ancien président et PDG de Chase Manhattan.

 

À la réunion, « les participants ont refusé catégoriquement de révéler le contenu de la discussion. Certains ont cité une entente visant à garder la rencontre confidentielle. Les porte-parole de MM. Buffett, Bloomberg, Gates, Rockefeller, Soros, de Mme Winfrey et d’autres ont scrupuleusement refusé de commenter, bien que quelques-uns aient confirmé leur présence [6]. » Des reportages indiquent qu’« ils ont discuté de la façon d’aborder la crise mondiale et d’élargir leurs activités charitables pendant le déclin [7]. »  

 

Le journal Times du Royaume-Uni rapportait que ces « éminents milliardaires se sont rencontrés en secret pour envisager la façon dont leur richesse pourrait être utilisée pour ralentir la croissance de la population mondiale [et qu’ils] avaient parlé de joindre leurs forces pour surmonter les obstacles politiques et religieux au changement ». Fait intéressant, « la séance informelle d’après-midi était si discrète que certains assistants de ces milliardaires se sont fait dire qu’ils assistaient à un “breffage sur la sécurité“ ». En outre, « on a alloué 15 minutes à chacun des milliardaires afin qu’ils présentent leur cause favorite. Pendant le dîner, ils ont discuté de la manière dont ils pourraient choisir une “cause d’ensemble“ pouvant servir leurs intérêts ». Ils ont par ailleurs « convenu que la surpopulation était une priorité ». Ultimement, « ils ont atteint un consensus selon lequel ils cautionneraient une stratégie où la croissance de la population serait taxée de potentielle menace environnementale, sociale et industrielle désastreuse [et qu’ils] doivent être indépendants des agences gouvernementales, lesquelles sont incapables de contrer le désastre imminent [qu’ils] voient tous ». Un des invités a déclaré qu’« ils désiraient discuter de riche à riche sans craindre que ce qu’ils disent se retrouve dans les journaux, les dépeignant comme un gouvernement mondial de rechange [8]. » 

 

 

Un rapport a fuité

  

Daniel Estulin aurait reçu de ses sources au sein de Bilderberg un résumé de la réunion de 73 pages destiné aux participants et révélant de sérieux désaccords parmi ceux-ci. « Les partisans de la ligne dure sont favorables à un déclin dramatique et à une dépression courte et sévère, mais d’autres pensent que les choses sont allées trop loin et que les retombées du cataclysme économique mondial ne peuvent pas être calculées avec exactitude si le modèle de Henry Kissinger est choisi. » Richard Holbrooke est l’un d’eux, mais on ignore pour l’instant si sont point de vue est en fait celui d’Obama. » La vision du consensus était que la récession empirerait et que la reprise serait « relativement lente et prolongée » et de chercher ces termes dans la presse durant les semaines et les mois à venir.

 

M. Estulin rapportait « que face au spectre de leur propre mort financière, certains éminents banquiers européens sont extrêmement préoccupés et qualifiaient cet exercice de haute voltige d’« insoutenable », et affirmaient que les déficits budgétaire et commercial pourraient engendrer l’effondrement du dollar ». Un membre de Bilderberg a admis que « les banques mêmes ne savent pas quand [le fond sera atteint] ». Tous paraissaient s’entendre sur le fait que « le niveau de capital dont les banques étatsuniennes ont besoin pourrait être considérablement plus élevé que ce que le gouvernement états-unien a suggéré lors de ses récents tests de tension ». De plus, « quelqu’un du FMI a souligné que sa propre étude sur les récessions historiques suggère que les États-Unis ne sont rendus qu’au tiers de celle-ci. Par conséquent, les économies s’attendant à se rétablir grâce à la résurgence de la demande provenant des États-Unis devront attendre longtemps. » Un des participant à déclaré que « les pertes en capitaux propres en 2008 étaient pires que celles de 1929 [et que] la prochaine phase du déclin économique sera également pire que dans les années 1930, surtout parce que les États-Unis sont chargés d’une dette excessive d’environ 20 billions de dollars. L’idée d’un boom [économique] sain constitue un mirage jusqu’à ce que cette dette soit éliminée [9] ».  

 

Selon Jim Tucker, le Groupe Bilderberg travail à la tenue d’un sommet en Israël du 8 au 11 juin, où « les experts internationaux en réglementation [pourront] aborder la situation économique actuelle dans un forum ». En ce qui a trait aux propositions de Carl Bildt concernant la création d’une trésorerie et d’un département de la santé mondiaux menés par les Nations Unies, le FMI deviendrait le Trésor mondial alors que l’Organisation mondiale de la Santé serait transformée en département mondial de la santé. M. Bildt a également réaffirmé que les « changements climatiques » serviraient de défi clé servant à la poursuite des objectifs de Bilderberg, faisant référence à la crise économique comme « une crise ne se produisant qu’une fois par génération alors que le réchauffement climatique est un défi qui n’arrive qu’une fois par millénaire ». Il a aussi prôné l’expansion de l’ALENA à travers l’hémisphère occidental dans le but de créer une Union américaine en utilisant l’UE comme « modèle d’intégration ».  

 

Le FMI aurait envoyé un rapport au Groupe Bilderberg préconisant son ascension à titre de département mondial du Trésor et « le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner a cautionné ce plan avec enthousiasme, bien qu’il n’ait eu aucune assurance qu’il en serait le dirigeant ». Geithner a ajouté qu’« [ils] espéraient pouvoir travailler avec l’Europe à un cadre mondial, à une infrastructure mondiale pouvant effectuer une surveillance mondiale [10] ».  

 

 

Le plan Bilderberg en marche? 

 

Réformer la Réserve fédérale  
 

 

À la suite de la rencontre du Bilderberg, plusieurs participants renommés ont fait des annonces intéressantes, particulièrement concernant la réorganisation de la Réserve fédérale. Le 21 mai, on rapportait que le secrétaire au Trésor Tim Geithner « était vraisemblablement fort enclin à donner un rôle majeur à la Fed dans la future réglementation [et] il est entendu que celle-ci effectuerait certaines des tâches de la Securities and Exchange Commission (SEC) étatsunienne [11] ».

  

Mercredi le 20 mai, Geithner a parlé devant le Comité des banques du Sénat (Senate Banking Committee), où il a déclaré que« des signes importants montrent que notre système financier commence à se rétablir ». À propos de la réglementation du système financier, il a ajouté : « Nous devons nous assurer que les règles financières internationales et les standard élevés que nous implanterons aux États-Unis sont cohérents [12]. »


 

Le secrétaire étatsunien au Trésor Timothy Geithner, ancien président de la Federal Reserve Bank of New York

 

          

Un article de Bloomberg révélait ceci : « L’administration Obama pourrait demander qu’on retire à la SEC certains de ses pouvoirs dans le cadre d’une réorganisation réglementaire. La proposition, toujours à l’ébauche, donnera possiblement davantage d’autorité à la Fed pour superviser les institutions financières jugées trop grosses pour faire faillite. La Fed héritera peut-être de certaines fonctions de la SEC, les autres pourraient être assumées par d’autres agences. » Fait intéressant, « l’agence de Mary Schapiro, présidente de la SEC, a été absente durant la majeure partie des négociations sur la refonte réglementaire et elle s’est dite frustrée qu’on ne l’ait pas consultée ».

 

Par ailleurs, on rapportait que « le secrétaire au Trésor Geithner était prêt à discuter de propositions pour changer les règles financières hier soir à un dîner en compagnie du directeur du Conseil économique national, Lawrence Summers, de l’ancien président de la Fed Paul Volcker, [qui étaient tous deux à la conférence Bilderberg], de l’ancien président de la SEC Arthur Levitt et de la professeure de droit de l’Université Harvard, Elizabeth Warren, à la tête d’un groupe de vigilance parlementaire pour le Plan de sauvetage des actifs à risques (Troubled Asset Relief Program (TARP)) de 700 milliards de dollars [13] ». La Réserve fédérale est une banque centrale privée, détenue par ses actionnaires, qui sont les plus grandes banques formant chacune des Fed régionales (les plus grandes étant JP Morgan Chase et la Federal Reserve Bank of New York). En gros, ce plan donnerait à une banque privée, laquelle possède une autorité gouvernementale, la capacité de réglementer les banques qui la détiennent. Cela équivaut à prendre un colonel pour veiller sur un général à qui il est directement redevable. C’est confier au renard la garde du poulailler. Il s’agit littéralement d’octroyer la propriété de la réglementation financière aux banques qui subissent la réglementation.  

 

Comme le mentionnait Market Watch, une publication en ligne du Wall Street Journal, « la Réserve fédérale, créée il y a presque 100 ans dans la foulée d’une panique financière, pourrait être transformée en une agence différente au moment où l’administration Obama réinvente la façon dont le gouvernement interagit avec le système financier ». Concernant la présence de Geithner au Sénat, on mentionnait qu’« [il] a été bombardé de questions sur les relations étroites qu’entretiennent les grandes banques et les banques régionales de la Fed. Avant que Geithner ne se joigne au gouvernement, il était président de la Fed de NewYork, une étrange institution hybride publique-privée, en fait détenue et dirigée par les banques. » En réponse, « Geithner a insisté sur le fait que les banques privées n’ont pas leur mot à dire sur les politiques de la Fed de New York, mais a reconnu que celles-ci en ont un lors de l’embauche du président, qui, lui, fait les politiques. Le président de la Fed de New York, Stephen Friedman, a été contraint de démissionner plus tôt ce mois-ci en raison d’apparence de conflits d’intérêt dus à ses avoirs importants chez Goldman Sachs [14] ».

 

          
Le FMI comme trésorerie mondiale  

      

L’objectif de Bilderberg visant à créer un trésor mondial avait déjà été mis en oeuvre avant leur réunion, avec les décisions prises lors du sommet financier du G20 en avril. Si le G20 semblait vouloir créer cette trésorerie en en faisant plutôt une banque centrale mondiale, il est probable que le FMI puisse assumer les deux rôles.

       

Après la réunion du G20 au début d’avril 2009, on mentionnait que « le monde a fait un pas de plus vers une monnaie mondiale, financée par une banque centrale mondiale, dirigeant une politique monétaire pour toute l’humanité », puisque le communiqué publié par les leaders du G20 indiquait : « Nous nous sommes mis d’accord pour soutenir une allocation générale de DTS, lesquelles injecterons 250 milliards de dollars (170 milliards de livres) dans l’économie mondiale et augmenterons la liquidité. Les DTS sont des droits de tirage spéciaux, un papier monnaie synthétique émis par le Fonds monétaire International qui dormait depuis un demi siècle. » Au fond, « il mettent en jeu une monnaie mondiale de facto. Elle n’est contrôlée par aucune entité souveraine [15] ». [Voir annexe 2: Creating a Central Bank of the World]

          

À la suite de la réunion de Bilderberg, « le président Obama a demandé au Congrès d’autoriser 100 milliards de dollars en prêts au FMI pour aider à la création d’un fonds de sauvetage mondial de 500 milliards », ce qui donnerait à cette institution le privilège exclusif essentiel d’un trésor mondial fournissant de l’aide financière aux pays dans le besoin autour du globe. De plus, « le projet de loi permettrait au FMI d’emprunter jusqu’à 100 milliards de dollars des États-Unis et d’augmenter sa contribution fiscale à l’organisation de 8 milliards ». Plus en détail sur le programme, on a mentionné que « les leaders internationaux ont commencé à mettre en œuvre l’initiative d’aide financière mondiale appelé Nouveaux accords d’emprunts (NAE) au sommet du G20 en avril. Le président a accepté à ce moment là de mettre les fonds additionnels à disposition. » Obama a écrit : « Le secrétaire au Trésor Geithner a conclu que la taille des NAE est lamentablement inadéquate pour affronter la nature grave de la crise économique et financière que nous vivons et je suis d’accord avec lui [16] ».

 

En ce qui a trait à la décision du G20 d’accroître l’usage des DTS du FMI, créant une monnaie mondiale de facto, on rapportait que « l’Afrique subsaharienne recevra environ 10 milliards du FMI en DTS afin d’aider ses économies à surmonter la crise financière mondiale. Dans le cadre d’un accord de 1,1 billion de dollars conclu au sommet du G20 en avril et visant à lutter contre le déclin économique mondial, le FMI émettra l’équivalent de 250 milliards de DTS, qui pourront servir à augmenter les réserves de devises étrangères ».

 

Des reportages récents ont également indiqué que le rôle du FMI dans l’émission des DTS va de pair avec la discussion de Bilderberg sur l’effondrement du dollar étatsunien et que « le fait de transformer l’étalon dollar en système basé sur les DTS constituerait une rupture avec la politique en vigueur depuis plus de 60 ans ». On signalait également ceci : « Il existe deux façons de réduire le rôle du dollar dans le système monétaire international. Une des possibilités serait son érosion graduelle comme monnaie de réserve en fonction du marché et en faveur de l’euro. Toutefois, même si le rôle international de l’euro a augmenté depuis son inauguration, particulièrement dans les marchés financiers, il est difficile d’envisager qu’il surpasse le dollar comme monnaie de réserve dominante dans un avenir rapproché. » Cependant, « puisque qu’il est improbable que l’hégémonie du dollar soit minée par les forces du marché, du moins à court ou moyen terme, la seule façon de provoquer une réduction majeure de son rôle comme monnaie de réserve assez rapidement est au moyen d’un accord international ». C’est là où les DTS entrent en jeu puisque « une façon d’[en] faire rapidement la principale monnaie de réserve serait de créer et d’allouer aux membres du FMI d’énormes sommes de DTS [18] ». Fait intéressant, c’est exactement ce qui se produit actuellement en Afrique avec le FMI.

 

L’ancien directeur général du FMI Jacques de Larosière a récemment déclaré que la crise financière actuelle, « compte tenu de son envergure, offre une chance unique d’améliorer les institutions et il y a déjà un risque de la rater si les différents acteurs n’arrivent pas à s’entendre sur les changements avant que la croissance économique ne reprennent ». Il est maintenant conseiller pour BNP Paribas, une compagnie fortement représentée aux réunions de Bilderberg, et il a été à la tête du Trésor de la France lors de la présidence de Valéry Giscard d’Estaing, un habitué du Groupe Bilderberg [19]. 

 


The Guardian couvre la rencontre de Bilderberg
 

 

Le journal britannique Guardian a été le seul des grands quotidiens dominants à couvrir la réunion à chaque instant au cours de la fin de semaine. Les premières rubriques de Charlie Skelton étaient satiriques et légèrement railleuses, en faisant allusion à l’événement comme « un long weekend dans un hôtel de luxe, où les élites du monde peuvent se serrer la main, faire tinter leurs verres, mettre au point leurs projets mondiaux, se disputer à propos de celui qui possède la meilleure chaise longue. Je suppose que Henry Kissinger fait apporter la sienne par hélicoptère et la fait surveiller par une équipe d’opérations spéciales de la CIA [20] ». Mais au courant de la fin de semaine, le journaliste a changé de ton. La samedi il a déclaré : « Je sais que je me fais suivre. Je le sais car je viens de discuter avec le policier en civil que j’ai surpris en train de me filer. » Il a aussi été arrêté à deux reprises la première journée des réunions pour avoir tenté de prendre des photos alors que les limousines arrivaient à l’hôtel [21].  

 

Il a mentionné plus tard qu’il n’était pas certain de ce dont ils discutaient à l’intérieur de l’hôtel, mais qu’il « sentait qu’il y avait quelque chose de corrompu en Grèce. Il a ajouté qu’« en trois jours [il] était devenu un suspect, un fauteur de trouble, un indésirable, [qu’il] se sentait mal à l’aise, fatigué et un peu craintif ». Il poursuit en écrivant « Bilderberg c’est une question de contrôle. Tout tourne autour de "qu’est ce que nous devrions faire ensuite?" Nous dirigeons déjà plein de trucs, et si on en dirigeait plus? Et si on en facilitait la maîtrise? Rendre le tout plus efficace. L’efficacité c’est bien. Ce serait tellement plus facile avec une seule banque, une seule monnaie, un seul marché, un seul gouvernement. Et s’il n’y avait qu’une seule armée? Ce serait vraiment super. Nous n’aurions alors plus de guerre. Ce cocktail de crevettes est BON. Et s’il n’y avait qu’une seule façon de penser? Et si Internet était contrôlé? » Et il ajoute, « et si... Non, je blague ».

 

Puis, il fait une remarque avisé, contrant l’argument fréquent voulant que Bilderberg n’est qu’un forum où les gens peuvent s’exprimer librement : « Je suis incroyablement écoeuré que le pouvoir soit influencé par le plus petit nombre. Je l’ai vu de mes yeux pendant trois jours et cela m’emmerde au plus haut point. Ça m’est égal si le Groupe Bilderberg envisage de sauver le monde ou de le mettre dans un mélangeur et d’en boire le jus, mais je ne crois pas que c’est la façon de faire de la politique. » L’auteur, déclare ensuite de manière éloquente : « S’ils tentent de guérir le cancer, ils pourraient le faire à la lumière du jour. » Il explique ensuite que « Bilderberg c’est une question de positions de contrôle. Je m’en approche à un demi mille et soudainement, je suis un des contrôlés. On me suit, me surveille, m’enregistre, me met en détention et encore en détention. C’est le "pouvoir" sur la route qui m’a mis dans cette situation [22] ».

 

Dimanche le 17 mai, Skelton a demandé au chef de police pourquoi on le suivait, celui-ci lui a répondu en lui demandant : « Pourquoi vous êtes là? » Le journaliste a répondu qu’il était là pour couvrir la conférence de Bilderberg, après quoi le chef lui a rétorqué : « Hé bien voilà la raison! Voilà pourquoi! Notre conversation est terminée! [23] » Les reporters se font-ils suivre et traquer par la police lorsqu’ils couvrent le Forum économique mondial? Non. Alors pourquoi est-ce le cas avec le Groupe Bilderberg, si cette conférence n’est vouée qu’à discuter d’idées librement?  

 

Le lundi suivant la conférence, Skelton écrit : « Il n’y a pas que moi qui ait été arrêté pour avoir osé traîner à un demi-mille des portes de l’hôtel. Les quelques journalistes qui ont fait le voyage jusqu’à Vouliagmeni cette année se sont tous faits harcelés et ont senti la partie travaillante d’un talkie-walkie grec. Bon nombre ont été arrêtés. Bernie, d’American Free Press et Gerhard, le documentariste (on dirait un nom de personnage de Donjons et Dragons) ont affrété un bateau d’une marina à proximité afin d’essayer de prendre des photos par la mer. Ils ont été arrêtés à trois milles du complexe hôtelier. Par la marine grecque. » Comme l’a dit Skelton : « Mes dépêches sur la conférence de 2009, si elles signifient quoi que ce soit, ne représentent rien de plus évident que l’absence de couverture médiatique grand public approfondie [24]. »

 

L’article final de Skelton sur Bilderberg le 19 mai montre jusqu’où il est allé durant ces quelques jours de reportage : de l’écriture humoristique à la découverte de sa filature par le service de sécurité de l’État grec. Il a fait ces réflexions : « Alors, qui est le paranoïaque? Est-ce moi, qui se cache dans les cages d’escalier, observant le reflet de la chaussée derrière moi dans les vitrines de magasins, demeurant en public par mesure de sécurité? Ou Bilderberg, avec ses deux F-16, ses hélicoptères qui font des rondes, ses mitraillettes, ses commandos de la Marine et sa politique visant à détenir et harceler à répétition une poignée de journalistes? Qui est le plus cinglé? Moi ou Baron Mandelson? Moi ou Paul Volker, le dirigeant du Conseil consultatif pour la relance économique? Moi ou le président de Coca-Cola »?

 

Il ajoute : « La publicité est comme du sel pur sur la limace géante qu’est Bilderberg. Je suggère donc que l’on se pointe l’an prochain avec quelques pots à sel de plus. Si la presse dominante refuse de couvrir convenablement cet important événement annuel, alors les citoyens intéressés devrons le faire : les médias du peuple. »  

 

Étonnamment, Skelton juge que ce qu’il a appris de la conférence Bilderberg est « notre devoir de nous battre, nous battre, nous battre, maintenant, dès maintenant, cette seconde même, avec chaque particule de notre âme, -- pour empêcher le projet des pièces d’identités, [puisque] tout tourne autour du pouvoir de demander à les voir, de l’obligation de les montrer, d’avoir à justifier son existence, du pouvoir de celui qui questionne sur la soumission de celui qui doit répondre. […] J’ai appris avec les fouilles aléatoires, les détentions, les coups des furieuses brutes de la sécurité et les bureaux de policiers sans numéros que j'ai cognés, que j’ai dû souffrir à cause de Bilderberg : j’ai passé la semaine à vivre à la fois le cauchemar d’un avenir probable et différentes versions d’un passé terrifiant. J’ai eu droit à un très petit aperçu d’un monde de vérifications ponctuelles et de forces de sécurité non contrôlées. Et j’en suis resté ébranlé. J’en suis resté marqué, littéralement. » Il explique ostensiblement : « la carte d’identité transforme le citoyen libre que vous êtes en suspect [25]. »

 

 

Qui était présent? 

 

La royauté 

 

 

La reine Beatrix des Pays-Bas, la plus importante actionnaire de Royal Dutch Shell

 

Parmi les membres du Groupe Bilderberg, on trouve divers monarques européens. À la conférence cette année, il y avait la reine Beatrix des Pays-Bas, laquelle est justement l’actionnaire individuelle la plus importante de Royal Dutch Shell, une des plus grandes compagnies au monde. Elle était accompagnée d’un de ses trois fils, le prince Constantijn, qui a travaillé avec le Commissaire européen néerlandais pour l’Union européenne et comme expert-conseil en politiques stratégiques chez Booz Allen & Hamilton de Londres. Ce cabinet de consultants en stratégie et en technologie possède de l’expertise en Analyse économique et commerciale, en Analyse du renseignement et recherche opérationnelle, ainsi qu’en Technologie de l’information, parmi bien d’autres. Le prince Constantijn a également été chercheur en politiques pour la RAND Corporation en Europe. La RAND était initialement un groupe de réflexion destiné à offrir des recherches et des analyses aux Forces armées étatsuniennes, mais elle travaille maintenant avec des gouvernements, des fondations et des organisations internationales et commerciales [26]. Parmi les autres membres de la royauté européenne présents à la conférence, on trouvait le prince Philippe de Belgique et la reine Sofia d’Espagne.

 

 

Les banquiers  

 

Comme d’habitude, la liste des participants était pleine de représentants des plus grandes banques au monde. Parmi ceux-ci, David Rockefeller, ancien PDG et président de la Chase Manhattan – maintenant JP Morgan Chase – dont il était jusqu’à récemment président du Conseil consultatif international. Aussi, il siège toujours à titre de président honoraire du Council on Foreign Relations, de président du Board of the Americas Society et du Council of the Americas, de président honoraire de la Commission trilatérale, qu’il a fondé aux côtés de Zbigniew Brzezinski, également membre fondateur du Groupe Bilderberg, éminent philanthrope et actuel doyen d’une des dynasties bancaires les plus riches et puissantes du globe. 

 

Josef Ackermann était également de la partie. Le banquier suisse est PDG de la Deutsche Bank et directeur non exécutif de Royal Dutch Shell, vice-président de Siemens AG – la plus importante firme d’ingénierie européenne – membre du Conseil consultatif international du groupe Zurich Financial Services, président de l’Institut de finances internationales — la seule association mondiale d’institutions financières – et enfin vice-président du Conseil de fondation du Forum économique mondial [27]. 

 

Roger Altman, spécialiste des services de banques d’affaires, investisseur de capitaux propres et ancien secrétaire adjoint au Trésor du gouvernement Clinton participait lui aussi à cette rencontre. D’autres banquiers étaient du nombre, comme Ana Patricia Botin, présidente de la Banque d’Espagne, de Banco Español de Crédito et anciennement au service de JP Morgan; Frederic Oudea, PDG et récemment nommé président du conseil de la Société Générale, banque française; Tommaso Padoa-Schioppa, économiste et banquier italien, anciennement ministre de l’Économie et des Finances; Jacob Wallenberg président de Investor AB; Marcus Wallenberg, PDG de Investor AB et George David, PDG de United Technologies Corporation et membre du conseil d’administration de Citigroup, du Business Council, du Business Roundtable et vice-président du Peterson Institute for International Economics  [Pour en savoir plus sur le Peterson Institute, voir Annexe 1]

 

Parmi les banquiers canadiens figuraient W. Edmund Clark, président et PDG du Groupe Financier Banque TD, membre de la direction de l’Institut C.D. Howe – un important laboratoire d’idées canadien; Frank McKenna, vice-président du Groupe Financier Banque TD, ancien ambassadeur du Canada aux États-Unis et ancien premier ministre du Nouveau-Brunswick, et enfin la présidente de l’Université de l’Alberta, Indira Samarasekera, qui siège par ailleurs sur le conseil de la Banque Scotia, une des plus grandes banques du pays.

 

 

Dirigeants des banques centrales 

 

Au sein des membres du Groupe Bilderberg, il y a bien sûr les dirigeants des banques centrales les plus importantes du monde. Cette année, il y avait le gouverneur de la Banque nationale de Grèce, celui de la Banque d’Italie, le président de la Banque européenne d’investissement, l’ancien président de la Banque mondiale, James Wolfensohn et Nout Wellink membre de la direction de la Banque des règlements internationaux (BRI) [28] et Jean-Claude Trichet président de la Banque centrale européenne [29]. Rien n’indique que le président de la Federal Reserve Bank of New York, William C. Dudley, ainsi que le gouverneur de la Réserve fédérale, Ben Bernanke, y étaient, ce qui serait un étrange concours de circonstances si l’on considère que celui qui occupe ce poste est toujours présent aux rencontre du Bilderberg. J’ai contacté la Fed de New York afin de savoir si M. Dudley avait participé à des réunions en Grèce ou s’il y était allé du 14 au 17 mai ou si un autre haut représentant de l’institution y était allé à sa place. J’attends toujours une réponse.

 

          

 

Le gouvernement Obama à la conférence Bilderberg


 

Le conseiller à la sécurité nationale, le général James Jones

 

Les membres de l’administration Obama étaient en grand nombre à cette conférence annuelle. Parmi eux, Keith B. Alexander, lieutenant général de la United States Army et directeur de la National Security Agency, l’agence d’espionnage monumentale des États-Unis; Timothy Geithner, secrétaire au Trésor et ancien président de la Federal Reserve Bank of New York; Richard Holbrooke, l’envoyé spécial pour l’Afghanistan et le Pakistan; le général James Jones, conseiller national pour la Sécurité; Henry Kissinger, envoyé spécial pour la Russie, membre de longue date de Bilderberg et autrefois secrétaire d’État et conseiller national pour la Sécurité; Dennis Ross conseiller spécial pour le golfe Persique et l’Asie du Sud-Ouest de la secrétaire d’État Hillary Clinton; David Patraeus commandant de CENTCOM (Commandement du Centre des États-Unis au Moyen-Orient), Lawrence Summers, directeur du Conseil économique national de la Maison-Blanche, ancien secrétaire au Trésor du gouvernement Clinton, ancien président de l’Université Harvard et ancien économiste en chef de la Banque mondiale; Paul Volcker, ancien gouverneur de la Réserve fédérale et chef du Comité consultatif de relance économique du président Obama; Robert Zoellick, ancien président de Goldman Sachs et actuel président de la Banque mondiale [30] et le secrétaire d’État adjoint James Steinberg [31].   

 

 

Autres noms notoires  

 

Parmi bien d’autres personnalités présentes à cette rencontre se trouvaient le vicomte Étienne Davignon, ancien vice-président de la Commission européenne et président honoraire du Groupe Bilderberg; Francisco Pinto Balsemão ancien premier ministre du Portugal; Franco Bernabè, PDG de Telecom Italia et vice-président de Rothschild Europe; Carl Bildt, ancien premier ministre de la Suède; Kenneth Clarke  obscur secrétaire administratif au Royaume Uni; Richard Dearlove, ancien chef du service de renseignements britannique MI6; Donald Graham, PDG de la Washington Post Company; Jaap De Hoop Scheffer, secrétaire général de l’OTAN; John Kerr, membre de la Chambre des lords britannique et président de Royal Dutch Shell; Jessica Matthews, présidente de la Dotation Carnegie pour la paix internationale; Richard Perle de l’American Enterprise Institute; Romano Prodi, ancien premier ministre italien; J. Robert S. Prichard, PDG de Torstar Corporation et président émérite de l’Université de Toronto; Peter Sutherland, ancien directeur général de l’Accord général sur les tarifs douaniers et le commerce (GATT), premier directeur général de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et actuellement président de British Petroleum (BP) et de Goldman Sachs International ainsi que membre de la direction de la Royal Bank of Scotland, président de la Commission trilatérale, vice-président de la Table ronde des industriels européens et membre de longue date de Bilderberg; Peter Thiel, membre du conseil d’administration de Facebook; Jeroen van der Veer, PDG de Royal Dutch Shell; Martin Wolf, rédacteur en chef adjoint et journaliste économique en chef du journal Financial Times et finalement Fareed Zakaria, journaliste étatsunien et membre de la direction du Council on Foreign Relations [32]. Certains reportages faisaient état de la présence d’Eric Schmidt, PDG de Google, et du rédacteur en chef du Wall Street Journal, Paul Gigot [33], tous deux présents à la rencontre de l’an dernier [34].

 

 

Conclusion 

 

 

Il est évident que la prérogative de cette rencontre annuelle de Bilderberg était d’exploiter au maximum la crise financière mondiale pour atteindre les objectifs que le groupe s’était fixés depuis de nombreuses années. Ceux-ci comprennent la création d’un département du trésor mondial, probablement en concomitance avec une banque centrale mondiale ou intégré à celle-ci, lesquels semblent en voie d’être incorporés au FMI. 

 

 Naturellement, ces rencontres de Bilderberg servent les intérêts des personnes et des organisations présentes. Étant donné la vaste représentation de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à cette réunion, il est surprenant qu’il n’y ait pas eu plus d’informations provenant de cette rencontre en ce qui concerne la politique étrangère des États-Unis, notamment au Pakistan et en Afghanistan.

 

Cependant, les États-Unis ont décidé récemment de congédier le général qui supervisait la guerre en Afghanistan et de le remplacer par « le lieutenant-général Stanley McChrystal, un ancien béret vert qui commandait il y a peu de temps les Forces d’opérations spéciales secrètes de l’armée en Irak [35] ». De 2003 à 2008, McChrystal était à la tête du Joint Special Operations Command du Pentagone (JSOC), lequel supervise les forces les plus cruciales de l’armée, y compris la Delta Force, « et que Seymour Hersh, journaliste d’investigation et récipiendaire du prix Pulitzer, a désigné comme le chef de “l’aile administrative d’assassins“ du vice-président Cheney [36].

 

Donc, vu les récents changements ainsi que le nombre élevé de représentants de l’establishment de la politique étrangère d’Obama à la conférence Bilderberg cette année, il est probable que des décisions aient été prises ou, à tout le moins, qu’il y ait eu des discussions concernant l’escalade de la guerre en Afghanistan et de son expansion au Pakistan. Toutefois, il n’est pas surprenant que le principal point à l’ordre du jour ait été la crise financière mondiale. La prochaine année sera sans aucun doute intéressante et l’élite espère certainement en faire une année productive.

Article original en anglais,

The Bilderberg Plan for 2009: Remaking the Global Political Economy, publié le 26 mai 2009.

Traduction : Julie Levesque, Mondialisation.ca.

Notes


[1] CFP, Annual Elite Conclave, 58th Bilderberg Meeting to be held in Greece, May 14-17. Canadian Free Press: May 5, 2009:
http://canadafreepress.com/index.php/article/10854

 

[2] Paul Joseph Watson, Bilderberg Wants Global Department Of Health, Global Treasury. Prison Planet: May 16, 2009:
 
http://www.infowars.com/bilderberg-wants-global-department-of-health-global-treasury/

 

[3] Paul Joseph Watson, Bilderberg Fears Losing Control In Chaos-Plagued World. Prison Planet: May 18, 2009:
 
http://www.prisonplanet.com/bilderberg-fears-losing-control-in-chaos-plagued-world.html

 

[4] Sorcha Faal, Bilderberg Group orders destruction of US Dollar? MINA: May 21, 2009:
 
http://macedoniaonline.eu/content/view/6807/53/ 

 

[5] Kristi Heim, What really happened at the billionaires' private confab. The Seattle Times: May 20, 2009:
 
http://seattletimes.nwsource.com/html/thebusinessofgiving/2009244202_what_really_happened_at_the_bi.html

 

[6] A. G. Sulzberger, The Rich Get … Together (Shhh, It Was a Secret). The New York Times: May 20, 2009:
http://cityroom.blogs.nytimes.com/2009/05/20/the-rich-get-together-shhh-it-was-a-secret/

 

[7] Chosun, American Billionaires Gather to Discuss Slump. The Chosun Ilbo: May 22, 2009:
http://english.chosun.com/site/data/html_dir/2009/05/22/2009052200772.html

 

[8] John Harlow, Billionaire club in bid to curb overpopulation. The Sunday Times: May 24, 2009:
 
http://www.timesonline.co.uk/tol/news/world/us_and_americas/article6350303.ece

 

[9] Press Release, Investigative Author, Daniel Estulin Exposes Bilderberg Group Plans. PRWeb: May 22, 2009:
http://www.prweb.com/releases/Bilderberg_Group_Meeting/Daniel_Estulin/prweb2453144.htm

 

[10] James P. Tucker Jr., BILDERBERG AGENDA EXPOSED. American Free Press: June 1, 2009:
http://www.americanfreepress.net/html/bilderberg_2009_179.html

 

[11] James Quinn, Tim Geithner to reform US financial regulation. The Telegraph: May 21, 2009:
 
http://www.telegraph.co.uk/finance/newsbysector/banksandfinance
/5359527/Tim-Geithner-to-reform-US-financial-regulation.html

 

[12] Greg Menges, U. S. Secretary of the Treasury Timothy F. Geithner speech before the Senate Banking Committee. Examiner: May 20, 2009:
 
http://www.examiner.com/x-8184-Boston-Investing-Examiner~y2009m
5d20-U-S-Secretary-of-the-Treasury-Timothy-F-Geithner-speech-before-the-Senate-Banking-Committee

 

[13] Robert Schmidt and Jesse Westbrook, U.S. May Strip SEC of Powers in Regulatory Overhaul. Bloomberg: May 20: 2009:
http://www.bloomberg.com/apps/news?pid=20601087&sid=a18ctNv3FDcw

 

[14] Rex Nutting, Fed could be completely retooled, Geithner says. Market Watch: May 20, 2009:
 
http://www.marketwatch.com/story/fed-could-be-completely-retooled-geithner-says

 

[15] Ambrose Evans-Pritchard, The G20 moves the world a step closer to a global currency. The Telegraph: April 3, 2009:
http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans_pritchard/5096524/The-G20-moves-the-world-a-step-closer-to-a-global-currency.html

 

[16] Marie Magleby, Obama Wants U.S. to Loan $100 Billion to Global Bailout Fund. CNS News: May 20, 2009:
http://www.cnsnews.com/public/content/article.aspx?RsrcID=48329

 

[17] Joe Bavier, Sub-Saharan Africa to receive $10 bln in SDRs-IMF. Reuters: May 25, 2009:
 
http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSLP336909

 

[18] Onno Wijnholds, The Dollar’s Last Days? International Business Times: May 18, 2009:
 
http://www.ibtimes.com/articles/20090518/dollar-rsquolast-days.htm

 

[19] MATTHEW SALTMARSH, Former I.M.F. Chief Sees Opportunity in Crisis. The New York Times: May 22, 2009:
 
http://www.nytimes.com/2009/05/23/business/global/23spot.html?ref=global

 

[20] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: in pursuit of the world's most powerful cabal. The Guardian: May 13, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/13/in-search-of-bilderberg

 

[21] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: They're watching and following me, I tell you. The Guardian: May 15, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

 

[22] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: I'm ready to lose control, but they're not. The Guardian: May 15, 2009:
 
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/15/bilderberg-charlie-skelton-dispatch1

 

[23] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: 'You are not allowed to take pictures of policemen!' The Guardian: May 17, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/17/charlie-skelton-bilderberg

 

[24] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Fear my pen. The Guardian: May 18, 2009:
http://www.guardian.co.uk/world/2009/may/18/bilderberg-charlie-skelton-dispatch

 

[25] Charlie Skelton, Our man at Bilderberg: Let's salt the slug in 2010. The Guardian: May 19, 2009:
http://www.guardian.co.uk/news/blog/2009/may/19/bilderberg-skelton-greece

 

[26] Dutch Royal House, Work and official duties. Prince Constantijn:
 
http://www.koninklijkhuis.nl/english/content.jsp?objectid=18215

 

[27] Deutsche Bank, Management Board. Our Company:
 
http://www.db.com/en/content/company/management_board.htm

 

[28] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

 

[29] Demetris Nellas, Greek nationalists protest Bilderberg Club meeting. AP: May 14, 2009:
http://www.google.com/hostednews/ap/article/ALeqM5jep_nbEq1srzJHFQ8fRGNQO3P38QD987H3200

 

[30] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

 

[31] MRT, Top US official arrives in Greece. Macedonian Radio and Television: May 15, 2009:
 
http://www.mrt.com.mk/en/index.php?option=com_content&task=view&id=6112&Itemid=28

 

[32] InfoWars, Bilderberg 2009 Attendee List (revised). May 18, 2009:
 
http://www.infowars.com/bilderberg-2009-attendee-list/

 

[33] WND, Google joins Bilderberg cabal. World Net Daily: May 17, 2009:
http://worldnetdaily.com/index.php?fa=PAGE.view&pageId=98469

 

[34] Adam Abrams, Are the people who 'really run the world' meeting this weekend? Haaretz: May 14, 2009:
http://www.haaretz.com/hasen/spages/1085589.html

 

[35] YOCHI J. DREAZEN and PETER SPIEGEL, U.S. Fires Afghan War Chief. The Wall Street Journal: May 12, 2009:
http://online.wsj.com/article/SB124206036635107351.html

 

[36] M.J. Stephey, Stan McChrystal: The New U.S. Commander in Afghanistan. Time Magazine: May 12, 2009:
http://www.time.com/time/politics/article/0,8599,1897542,00.html

 


Appendices (voir la version anglaise).

Notes pour les appendices.

[37] PIIE, About the Institute. Peterson Institute for International Economics:
http://www.petersoninstitute.org/institute/aboutiie.cfm

 

[38] PIIE, Board of Directors. Peterson Institute for International Economics:
http://www.petersoninstitute.org/institute/board.cfm#52

 

[39] Jeffrey E. Garten, Needed: A Fed for the World. The New York Times: September 23, 1998:
http://www.nytimes.com/1998/09/23/opinion/needed-a-fed-for-the-world.html

 

[40] Jeffrey Garten, Global authority can fill financial vacuum. The Financial Times: September 25, 2008:
http://www.ft.com/cms/s/7caf543e-8b13-11dd-b634-0000779fd18c,Authorised=false.html?_i_
location=http%3A%2F%2Fwww.ft.com%2Fcms%2Fs%2F0%2F7caf543e-8b13-11dd-b634-000077
9fd18c.html&_i_referer=http%3A%2F%2Fwilliamnotes.wordpress.com%2F2008%2F09%2F30%2Fgarten-on-a-global-monetary-authority%2F

 

[41] Jeffrey Garten, We Need a Bank Of the World. Newsweek: October 25, 2009: http://www.newsweek.com/id/165772

 

[42] Ambrose Evans-Pritchard, IMF may need to "print money" as crisis spreads. The Telegraph: October 28, 2009:
http://www.telegraph.co.uk/finance/comment/ambroseevans
_pritchard/3269669/IMF-may-need-to-print-money-as-crisis-spreads.html


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Je ne sais pas encore comment ce blog évoluera, quelle sera sa forme dans les prochains mois, peu importe, ma seule règle pour l'instant est de diffuser certains points de vue qui me semblent intelligents, libres, indépendants et évolutifs pour l'éveil de nos consciences.
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